lala-chan Demi-malabar


Messages: 1157 Date d'inscription: 12/02/2011 Age: 16 Localisation: Sous votre lit....
 | Sujet: [The gazettE] Le silence[ terminée ] 12.02.11 18:44 | |
| Titre : Le silence
genre : Yaoi/Mystère
Rating: pour public averti
Couple: On peut pas vraiment dire qu'il y en ait un ^^.
Disclaimer: Ils ne m'appartiennent pas.
Résumé :Lui,il s'est fait enlever . Par qui ? Il sait seulement son surnom. Pourquoi ? Il ne le sait que trop bien. Quand tout cela se terminera ? Jamais...
prologue :
| Spoiler: | | | Nous sommes dans une rue banale d'une ville quelconque...
L'homme que vous voyez là -bas il ne sait pas ce qui va se passer...car c'est la malheureuse victime de tout cela. Oh, il n'y a pas grand chose à savoir sur lui, il est jeune, beau, a des amis qui tiennent à lui,et un travail qui lui plait.
L'autre personne qui traverse la rue à cette heure tardive n'est qu'un civil banal qui n'aura aucune incidence sur ce qui va se passer,ce sera juste le témoin d'une chose que ses yeux n'apercevront même pas.
Le bar à l'autre bout de la rue est plutôt mal fréquenté et a une clientèle aisée. L'homme assis sur le rebord du trottoir en face à moitié saoul assistera à tout. Mais s'en rappellera-t-il seulement ?
La femme qui arpente le trottoir avec une tenue indécente en montrant son corps aux rares passants ne verra rien. Ou plutôt ne voudra rien voir.
Les deux amies qui rient sur une blague d'une d'entre elles rentrent chacune chez elles, car il est tard et elles ne veulent pas se faire gronder par leurs parents respectifs. Elles courront tellement vite qu'elles n'apercevront rien, où juste quelque détails.
Pour finir, il y a cet homme tapis dans l'ombre qui observe la pauvre victime. Lui, il sait ce qui va se passer. Après tout, ce sera lui l'auteur de tout ça. Il l'observe depuis longtemps et il se décide enfin à passer à l'action.
N'oubliez pas ce que je viens de vous dire, chaque détail compte, après tout qui se souviendra ? Cette femme qui ne veut pas avoir d'ennuis avec son "patron" ? Cet homme qui a décidé de se noyer dans l'alcool à cause de sa femme ? Où encore ces deux adolescentes encore insouciantes qui ne se préoccupe juste que de leurs vies sentimentales ? Nul ne le sait.
Dans cette rue si banale un évènement beaucoup moins banal va se produire...
Mais pour l'instant seul vous et moi le savons . |
Chapitre 1 :
| Spoiler: | | | Il marchait dans la rue noire, tranquillement. Complètement ignorant de ce qui va arriver. Son nom ? Vous n'avez pas besoin de le savoir. En tout cas pas pour l'instant...
Il l'observait dans cette rue à cette heure tardive, paisiblement. Lui il sait. Et il est si heureux, cela fait si longtemps qu'il attend ça! Son nom ? Aucune importance...Et elle n'en aura jamais.
Il était sûr d'avoir bien choisi sa cible, jeune, belle, un air farouche qui lui donnerait du fil à retordre, mais il aimait ça, quand ses victimes n'étaient pas dociles. L'autre n'avait sûrement aucune idée de ce qui l'attendait. Il en jubilait déjà . Il prit une barre de fer dans sa main droite et s'avança tranquillement vers sa victime, l'air calme et posé. Plus il s'approchait, plus son impatience grandissait. Puis, il arriva derrière sa victime et lui assena un grand coup derrière la tête. Celui-ci perdit connaissance dans les secondes qui suivirent.
Il n'avait pas compris ce qui se passait, il avait juste eu mal au crâne puis plus rien. Le néant. Pauvre ignorant. Mais après tout ne vaut-il pas mieux qu'il ignore pour l'instant ce qui va se passer ? Puisque que à son réveil rien ne sera comme avant. Toute son existence passé ne comptera plus. Il devra oublié, mais est-ce vraiment si simple d'oublier ses amis ? Ses anciens amours ? Son enfance avec ses moments plus où moins heureux ? Je ne peux pas vous répondre, je suis juste le simple témoin invisible de toute cette histoire, qui commence par un enlèvement et qui finira peut-être bien ou peut-être mal, ou encore aucune des deux réponses.
Mais revenons à notre scène qui fera commencer notre histoire, la victime se fait emmener dans une voiture par son agresseur, où l'emmène t-il ? Chez lui. Je vous l'ai déjà dit il a tout prévu depuis longtemps maintenant.
N'oubliez pas les personnes qui ont assisté à l'enlèvement de notre victime, il est important de ne pas les oublier. N'oubliez surtout pas que deux personnes ont tout vu, dont une personne a compris, et l'autre se souviendra peut-être.
Notre kidnappeur vient d'arriver chez lui. Maintenant, il attend. Il attend son réveil, il aurait pu le réveiller tout de suite, mais il ne l'a pas fait, il a voulu lui laisser ses dernières heures de répit. On pourrait croire que c'était par gentillesse mais non. Il voulait juste qu'il soit en pleine forme quand il se réveillera. Que se passera-t-il quand il se réveillera ? Seul lui le sait.
L'ignorance. Oui, je pense qu'il est mieux parfois d'ignorer certaines choses. Lui, son ignorance lui a permis de vivre simplement jusqu'à maintenant, mais elle lui a été fatale. Vaut-il mieux de vivre dans l'ignorance et heureux, mais finir comme lui ? Où de vivre dans la crainte et la peur, mais de ne pas avoir à subir ce qu'il va subir ? A vous de juger. Moi le mien, de jugement, est déjà établi depuis longtemps.
Oh, tiens, notre ignorant vient de se réveiller. |
chapitre 2 :
| Spoiler: | | | Il ouvrit douloureusement les paupières. Il avait un de ces mal de crâne ! Il se souvenait avoir traversé la rue qu'il prenait quotidiennement pour aller chez lui, puis plus rien. Le néant. Juste un mal de crâne. Il regarda tout autour de lui en se demandant où il était . Il était évident qu'il n'était pas chez lui ! Il aperçut une silhouette se dessiner dans l'obscurité, s'approchant de lui.
-Ah ! Tu es enfin réveillé ! Je savais que tu dormais beaucoup, mais à ce point là ! Cela fait 3 heures que j'attends !
-.....Qui êtes-vous ?
-Moi ? Tu n'as pas besoin de le savoir, Reita.
A ces mots, le dénommé Reita leva les yeux vers son agresseur. Comment cet homme savait son surnom ? Il ne le donnait qu'à ses amis proches ! Et puis où était-il ? Qui était-il ? Que faisait-il ici ? Telles étaient les principales questions qu'il se posait. Il essaya d'examiner la pièce, mais il ne distingua que le relief de certains meubles, dont une table de chevet et un lit. L'agresseur, quelque peu agacé que sa victime se désintéresse de lui, s'approcha de lui et lui attrapa le menton. Il examina sa victime de plus près en se mordant la lèvre.
-Il n'y a pas dire, tu es vraiment beau. Je t'ai bien choisi.
Ladite victime essaya de se défaire de l'étreinte que venait de lui infliger son agresseur, mais il se rendit enfin compte qu'il était attaché.
-Mais lâchez-moi ! Qui êtes-vous ?! Que me voulez-vous ?!
L'agresseur reconnut là l'effarouchement qu'il avait identifié quelques mois plus tôt chez sa victime. C'était une des choses qui l'avait décidé à le choisir lui. Il aimait rendre ses victimes dociles et obéissantes. A ce jour, il n'avait eu que cinq victimes, mais aucune n'avait été assez endurante, et il avait dû les donner. Il espérait réellement que celle-là durerait plus longtemps.
Il décida finalement de répondre à ses questions.
-Toi, tu pourras m'appeler Ruki. Et pour ta deuxième question, tu ne vas pas tarder à le savoir.
Reita dévisagea son agresseur puis le regarda dans les yeux. Dans les yeux de Reita ont pouvait voir de la haine contre cet homme qui le maintenait attaché. Dans les yeux de Ruki il y avait plutôt un certain amusement, sans doute pensait-il à ce qu'il allait arriver. Et ces deux regards si différents l'un de l'autre se croisèrent, pour donner de l'incompréhension pour l'un et un amusement plus fort pour l'autre. Puis, jugeant qu'il avait assez attendu, Ruki amena sa victime, toujours attachée,sur le lit.
-Qu'est-ce que vous faites ?! demanda Reita avec une pointe de colère .
-Je te croyais plus perspicace que ça ! ricana-t-il. Tu vois, ça fait quelques temps que je t'observe, et je dois dire que je t'ai bien choisi.
-...Pardon ?!!
-Tu es vraiment long à la détente ! soupira-t-il, n'essaye pas de te débattre, tu n'arriveras pas à te détacher de toute façon, lui dit-il en le voyant gigoter. Ruki, jugeant encore une fois qu'il avait assez attendu, commença à déshabiller sa victime. Ce fut à peu près à ce moment là que Reita comprit ce qu'il allait faire. Il essaya de se débattre, mais sans grand succès. Ruki continuait toujours à le déshabiller jusqu'à ce qu'il soit entièrement nu, puis il se lécha les lèvres.
-Il n'y a vraiment pas à dire je t'ai bien choisi.
Et il s'allongea sur lui. ....Je ne décrirai pas ce qui se passa ensuite, je pense que vous avez deviné. Je peux juste vous dire que ce fut horrible pour la victime, et délicieux pour l'agresseur. A la fin de l'acte, l'agresseur regarda sa victime et lui dit :
-A partir de maintenant, ta vie consistera à me satisfaire, tu m'entends ? Ta vie, se résumera à ça. Mais en gentil maître que je suis, tu auras ton dimanche., lui dit-il avec un sourire narquois aux lèvres.
La victime ne répondit pas. Elle avait un regard vide posé sur un point invisible.
-Tu vois, cette pièce est entièrement à ta disposition, ne suis-je pas gentil ? Il y a une salle de bain reliée, elle est derrière cette porte, dit-il en pointant une porte du doigt, je viendrai t'apporter tes repas tous les jours. Ah ! j'ai failli oublier ! Je n'aurais aucun rattachement à toi. Donc si un jour je me ramène avec quelqu'un d'autre, ne t'étonne pas ! Et ne t'excites pas trop quand tu entendras des sons provenir de ma chambre ! dit-il avant de se mettre à rire. Mais je dois te laisser, profites-en pour visiter ta nouvelle demeure ! Et il partit dans les secondes qui suivirent.
Reita regarda vaguement sa nouvelle "demeure" . Alors c'était ça maintenant sa vie ? Satisfaire les envies de son maître sans broncher puis rester enfermé dans une pièce jour et nuit sans rien faire d'autre qu'attendre que son maître revienne le voir ? Sa vie. Pouvait-il encore dire que c'était la sienne ? La vie d'un esclave ne lui appartient pas. Elle appartient à son maître. L'esclave est enchainé à son maître, mais le maître ne l'est pas. L'esclave est dévoué à son maître, mais le maître ne l'est pas. Et maintenant, il savait qu'il n'aurait pas d'autres choix que d'obéir. Alors pourquoi protester ? Vous allez peut-être me dire qu'il abandonnait trop vite, mais avait-il le choix ? Il avait vite compris que tout ce qu'il ferait serait vain. Il ne fallait pas croire qu'il était heureux de ce qu'il lui arrivait, au contraire il en pleurerait presque. Mais à quoi bon ? Cela ne servirait à rien.... Oui, peut-être baissait-t-il les bras trop vite, il n'était là que depuis très peu de temps, et cela ne lui ressemblait pas. Mais personne n'était là pour lui dire, personne. Alors il vivra, dans cette dure réalité qui sera la sienne. A cette époque il était loin d'imaginer tout ce qui se produirait.
Et croyez-moi qu'il en est encore loin...
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Chapitre 3 :
| Spoiler: | | | Le silence. Qu'est-ce que le silence ? Est-il apaisant ? Terrifiant ? Il parait que ça dépend du contexte dans lequel nous nous trouvons. Pour les petits enfant dans leurs lit quand il fait noir, le silence est terrifiant, il est synonyme de peur. Pour d'autre, le silence est apaisant quand le bruit est notre quotidien, dans ce cas, le silence est un son qu'on rêve à chaque minute de notre vie. Mais pour lui, le silence est-il apaisant ou terrifiant ? Quand nous ne somme plus en bas âge, nous n'avons plus peur des monstres du silence et du noir. Mais quand nous n'entendons jamais rien, il ne peux pas être apaisant. Dans son cas, le silence était plutôt stressant. Quand reviendrait-il ? Était la question qu'il se posait le plus souvent. Pas qu'il était pressé de le revoir, loin de là , mais à quoi penser d'autre, quand on est seul ? Personne, à qui parler, qui pourrait le réconforter. A ces pensée il ne put s'empêcher de penser à son ami d'enfance. A l'heure qu'il est, il devait sûrement s'inquiéter de ne pas le voir rentrer, pourtant il savait qu'il revenait toujours. Mais aujourd'hui, il ne pourrait plus revenir, n'est-ce pas ?
Il repensa aussi à , un autre ami. Ils devaient normalement venir le voir, ce week-end. Ils ne s'étaient pas vu depuis presque un an ! Il faut dire que depuis qu'il avait déménagé, mis a part son ami d'enfance avec qui il habitait, il ne voyait presque plus ses autres amis. Il regarda un instant la porte de sa nouvelle demeure, comme l'appelait si bien son agresseur. Est-ce que si il l'ouvrait il serait libre ? Il n'y croyait pas, et pourtant il ne put résister à l'envie d'aller l'ouvrir. Fermer. Bien sûr, à quoi il s'attendait ? Que Ruki était un parfait idiot qui n'avait pas oublier de fermer la porte ? Cela aurait été trop simple, malheureusement. Il avait beau s'être résigner à ne plus être qu'un simple esclave, ça ne l'empêcher pas d'espérer pouvoir rompre les nouvelles chaînes qui le liait à Ruki . Il lâcha la poignée de la porte, abandonnant pour le moment tout espoir de fuite. Il retourna s'asseoir sur le lit, que lui avait attribuer , il était plutôt confortable d'ailleurs, ce qui le surpris un peu sur le moment en croyant que Ruki pensait peut-être à lui autrement que comme objet sexuel, mais il se rendit bien vite compte que si ce lit était si confortable, c'était surtout pour lui. Après tout ce serait sûrement ici qu'il allait devoir le satisfaire, autant que ce soit dans de bonne conditions. Il soupira fortement puis s'allongea, en songeant à son futur proche, puis quelques minutes plus tard, il s'endormit.
Il fut réveillé brutalement. En effet quelqu'un le secouer sans ménagement. Il ouvrit, après quelques secondes, les paupières pour regarder qui le sortait de ses songes. Il ne fut pas vraiment surpris en découvrant qui c'était .
-Ah ! Enfin tu es réveillé ! Tu as vraiment le sommeil lourd ! Vas falloir y remédier. Tu vois, je n'ai pas l'habitude d'attendre quand je veux quelque chose !
-...
-Ne fais pas cette tête là ! Je suis venu t'apporter ton repas et ta nouvelle tenue !
Sa nouvelle tenue ? Reita le regarda bizarrement, puis il observa le paquet qu'il avait dans sa main droite, dans sa main gauche il y avait un plateau repas qui contenait un bol de riz, du poisson et de l'eau. Ce n'était pas un festin ,mais au moins il ne serait pas mal nourri. Ce qui le rassura un peu. Mais revenons à notre paquet.Il tendit la main vers pour qu'il attrape le fameux paquet, mais il ne fit rien, alors, quelques peu agacé, il lui posa le paquet sur le lit et lui donna le plateau repas.Il regarda sa victime avec un sourire amusé sur le visage, ce qui ne manqua pas d'intriguer la victime en question.
-Tu verras ! T'as tenue va te plaire ! Je l'ai conçue spécialement pour toi ! Ne suis-je pas un maître attentionné ? Dit-il en s'esclaffant de rire. Bon je te laisse admirer par toi même tes vêtements, au revoir !
-....Ruki. Murmura la victime avec un ton un peu haineux.
Il se retourna, quelques peu surpris que sa victime lui adresse enfin la parole, et lui répondit sur un ton froid ce qu'il voulait. Il n'avait pas que ça à faire ! Son patron l'attendait, et si il n'arrivait pas à l'heure, il devra alors faires des heures supplémentaires, et franchement,il n'en avait vraiment pas envie.
-...Tu as dit, la dernière fois que j'aurais mon dimanche . J'aurais le droit de sortir ? Lui répondit-il un peu plus assuré.
Il regarda sa victime quelques peu surpris, il ne s'attendait pas vraiment à cette question, mais il décida de quand même lui répondre, histoire de ne pas faire trop trainé les choses.
-Tu veux savoir si tu auras le droit de sortir de cette chambre ? Et bien oui ! Mais de la maison, par pour le moment. Tu vois, je veux être sûr que tu ne partiras pas à la première occasion. Mais de toute façon, sache que ça ne te servirais à rien de vouloir t'enfuir ! Je te retrouverais où que tu ailles. Lui affirma avec un sourire carnassier. Mais il faut que je te laisse maintenant ! Profites en bien pour te laver et mettre ta tenue ! A mon retour, dans deux heures, je veux que tu l'ais mise ! Suis-je bien clair ?
-...Oui. Répondit avec un regard qui en disait long sur ce qu'il pensait à ce moment là .
-Bien ! Et il partit.
Quand il fut parti, en prenant soin de bien fermer la porte à clé, regarda le fameux paquet posait sur le lit, et décida de l'ouvrir. Après tout, à un moment ou l'autre il devra le faire, alors autant que ce soit maintenant. Il enleva les ficelles du paquet avec appréhension. Quand il eu fini, il retira le couvercle de la boîte, et en sortit la fameuse tenue. Et à ce moment là ses yeux s'agrandir de terreur. C'était....une robe. Et pas n'importe laquelle ! Une robe de soubrette. Il devait vraiment porté cette...chose ? Oui, apparemment, vu qu'il lui avait dit de la mettre. Il déglutit, puis suivant les si bons conseils de Ruki, il partit prendre une douche.
A la fin de la fameuse douche, si relaxante qu'il venait de prendre, il décida de mettre la chose. La robe était entièrement blanche, et plutôt...courte. Très courte même. Elle arrivait au niveau des cuisses. Il y avait une fermeture facile sur le coter, ce qui faisait que la robe était plutôt facile à mettre, mais ça voulait dire aussi qu'elle était facile à enlever. Il comprenait maintenant pourquoi il avait choisi cette robe. Il le dégouttait. Cet homme était égoïste et répugnant. Pourtant, il ne comprenait pas pourquoi il avait besoin de lui pour le satisfaire. Après tout il n'était pas vraiment moche. Beaucoup de personnes seraient prête à donner leurs corps pour quelqu'un comme lui. Il se souvenu que Ruki lui avait dit de ne pas s'étonner si il couchait avec d'autres personnes que lui. Cela voulait dire visiblement qu'il se servait de son charme pour ramener des gens dans son lit. Alors pourquoi avait-il besoin de lui ? Il n'en savait rien, il ne savait pas non plus comment savait qu'il existait. Pourquoi lui, parmi tant d'autres ? Certains étaient beaucoup plus beau que lui.
Vous savez, moi je sais tout ce qui va se passer. Mais lui, non. Il ne savait pas qui était son agresseur. Il pensait juste que c'était un être ignoble, répugnant et qui ce croyait supérieur aux autres. Mais en vérité, sa personnalité ce révélerait plus complexe que ça. Mais ça, il ne le sait pas encore..... |
Chapitre 4 :
| Spoiler: | | | Ruki était un jeune d'apparence plutôt banal, malgré sa beauté qui ne laissais pas vraiment indiffèrent. Il avait un travail, des amis, il sortait le soir, avait eu une enfance tout ce qu'il y avait des plus normal, des parents aimants, des ennemis....... Oui, mais sa vie ne lui avait jamais vraiment convenu. Il faisait parti de ces personnes qui n'était jamais totalement satisfaite de ce qu'ils avaient, même si ils avaient beaucoup. Et lui, il avait ce que tout le monde rêverait d'avoir. Des amis fidèle, la beauté, une famille qui tenait à lui, un travail stable avec lequel il ne serait jamais dans le besoin......Mais malgré tout cela, ça ne lui suffisait pas. Il lui manquait quelque chose. Il avait cherché pendant longtemps, énervant son entourage, et il finit par trouver. Ce qu'il lui manquait, c'était de la folie. Oui, il voulait faire quelque chose de fou, qui le transporterai dans une valse d'un plaisir qu'il n'avait jamais ressenti jusqu'à présent . Mais il ne trouva pas tout de suite ce ressenti. Le jour ou il trouva, c'était à une fête, il avait repéré un jeune homme tout ce qu'il y avait de plus beau. Il s'appelait Shou, si ses souvenirs étaient bons.
Il se souvenait parfaitement de l'avoir enlevé, et de ne l'avoir jamais regretté, cela lui avait paru tellement naturel ! Le même schéma que pour Reita ce déroula pour Shou. Mais Shou n'arriva pas à satisfaire longtemps Ruki, il s'en débarrassa vite, en le vendant à un proxénète. Il ne savait pas ce qu'il était devenu, il était peut-être mort, mais à vrai dire, il s'en fichait éperdument. Combien de temps avait-il duré ? Je crois qu'il avait tenu trois mois avec Ruki. Mais je peux vous le dire, Shou n'est pas mort, il est encore sous les ordres de son patron. Mais il vit ce que l'on peut appeler, un enfer.
La deuxième victime s'appelait Yomi. Il n'était pas très grand, et avait un visage de poupée, mais le contraste de sa personnalité et de son physique avait beaucoup surpris Ruki, et ça l'avait amusé. Ils s'étaient rencontré lors d'une cérémonie de mariage de la cousine de la tante d'un ami à lui. En gros, d'une personne dont il se fichait éperdument. Mais il ne voulait pas vexer son ami, mine de rien il y tenait à ses amis. Si c'est souvenir était bon, ils s'étaient rencontré au buffet, car ils s'ennuyaient tout les deux, et avaient fini par discuter. Son caractère et son physique plu beaucoup à Ruki, et décida d'en faire sa deuxième victime. Il s'était beaucoup amusé avec lui, mais à sa plus grande surprise, il se lassa très rapidement. Yomi n'avait duré que trois semaines. Il devait faire sûrement parti de ces choses qu'on apprécie énormément un temps, mais dont on se lasse vite. Yomi, lui n'a pas survécu plus de quatre mois à sa nouvelle vie, vendu à un proxénète. Il se suicida.
La troisième victime était un simple boulanger. Mais il avait un look très excentrique. Il s'appelait Emiru, ses cheveux était vraiment une oeuvre d'art à admirer, en tous cas c'était ce que pensait Ruki. Il souriait tout le temps; et avait la joie de vivre dans la peau, mais Ruki voulait me voir avec une expression terrifié sur le visage, des pleurs, et un regard de haine. Mais il n'eut jamais ce qu'il voulait, Emiru se força à sourire tout au long des 6 mois qu'il resta chez Ruki, il l'avait gardé aussi longtemps car il voulait voir cette expression de terreur et de soumission sur sa victime, mais il n'arriva jamais à assouvir son désir sadique, alors pour se venger il ne l'envoya pas chez son proxénète habituel, il l'envoya directement la ou il l'avait trouvé, et cela était pire que tout. Sa femme avait déménagé, meurtrit par la disparition de son mari, et sa boulangerie avait été revendu, il essaya de convaincre les villageois que c'était lui Emiru, mais ils lui crachèrent dessus en lui disant de ne pas se moquer d'un disparu. Il finit par sombrer dans la drogue. Ce qui satisfaisait beaucoup Ruki, après tout, il l'avait mérité.
La quatrième victime était d'une beauté androgyne fabuleuse et plutôt rare, il s'appelait Bou. Quand ils s'étaient rencontrés, il était plutôt mal en point, il lui disait qu'il avait fait un choix difficile qu'il n'aurait jamais voulu faire. Bou était un musicien, et il gagnait sa vie comme ça. Comment s'étaient-ils rencontrés déjà ? Cela n'a pas vraiment d'importance.....Tout ce que je sais, c'est que c'était un samedi, peut-être était-ce à un des concerts de Bou ? Je ne m'en souviens guère...Mais cela a vraiment très peu d'importance. Au début, il ne voulait pas choisir Bou, il ne faisait que s'entendre avec lui, malgré le fait qu'il le trouvait pas mal. Mais au fil du temps quelque chose l'attira chez lui. C'était sa mélancolie. Cette façon qu'il avait de parler de son passé, avait quelque chose d'envoûtant pour Ruki. Au final, sa folie l'emporta encore une fois. Bou n'avait pas eu cet air de surprise qu'avait eu les autres quand il vut son agresseur. Il a juste souri en lui disant qu'est-ce qu'il comptait faire maintenant. Cela déstabilisa un peu Ruki, mais il finit par sourire, lui aussi. Et ils se souriaient tout les deux d'un sourire fou. Bou savait qu'en étant ici, plus personne n'entendrai parler de lui. Il serait porté pour mort, comme tout les autres. Alors il se dit que c'était peut-être réellement l'occasion de mourir, lui qui ne supportait plus la vie. Ruki n'eut rien à faire, au bout de la cinquième semaines, il se suicida le sourire aux lèvres devant lui.
La cinquième victime n'a pas de nom. Et elle n'en aura jamais. Ruki l'avait trouvé en boite de nuit et il lui avait plu. C'est tout. Ses cheveux rouge sang et ses yeux l'avait convaincu, et il n'avait pas eu besoin d'autre raison que celle-là . Cette personne avait un air de mystère et de sauvagerie qui lui avait plu énormément. Il ne savait pas comment il s'appelait et il ne voulait pas le savoir, alors il le nomma lui même Die, à cause de sa couleur de cheveux, et sûrement aussi que lui aussi allait mourir, comme les autres....Mais cela n'avait pas d'importance, rien d'autre ne comptait à part son envie et sa folie. Cette folie qui le rendait tellement heureux ! Il ce demandait comment il avait pu vivre jusqu'à maintenant sans cette vie qui lui paraissait si incroyable et si indispensable ! Mais à Die, cela ne lui avait pas plu de ce faire enlever, après tout, à qui ça plairait en même temps ? Pas beaucoup de gens.... Il ne comprenait pas où il était et qui était Ruki.....Il se souvenait à peine l'avoir aperçu dans la boîte de nuit. Evoyait cet homme sourire, ce sourire qui le hanta pendant sept mois.....Dans ces sept mois où il l'avait supplié à plusieurs reprises de le laisser mourir....Mais non. Ruki voulait réussir avec lui. Il voulait que sa victime fasse ce que les autres n'avait pas fait. Que devait-il faire ? Je n'en sais rien.....L'esprit de Ruki était si compliqué, si difficile à cerner....J'ai beau savoir beaucoup de choses, je n'ai jamais compris ce qu'il voulait qu'ils fassent. Il finit par se lasser de ses pleurnicheries, ces même pleurnicheries qui l'avait amusé au début, les mêmes qui l'avait surprise, il ne s'y attendait pas. Die, n'est pas allé chez le proxénète, il ne l'a pas renvoyé chez lui, et il n'est pas mort. Qu'est-il devenu ? Un pauvre patient dans un hôpital psychiatrique. Il avait perdu la mémoire, et quand certains morceaux lui revenait, il criait. En hurlant à la mort qu'il ne voulait plus voir ce sourire, et il finissait par avoir mal, et il perdait connaissance, pour se réveiller encore amnésique, il ne voulait pas se souvenir, cela lui paraissait si dur.....
Non, il n'est pas mort. Mais cela n'est-il pas pire que la mort ? Comme le destin d'Emiru ? Le suicide de Bou ? Celui de Yomi ? Et la vie d'enfer de Shou ?
Bou allait mourir, c'était certain. Il avait juste trouvé l'occasion de le faire. Mais les autres ? Leurs vies avaient été gâché à jamais. Et Ruki était heureux.
Parlons maintenant de la sixième victime.....Vous la connaissait n'est-ce pas ? Comment Ruki l'avait choisi ? Reita ne s'en souviens plus, mais lui, oui. Il y a de cela huit mois.....Ruki lui se souvenait parfaitement de ce jour ou il l'avait vu, assis à une table, s'ennuyant seul, observant un brun aux cheveux court sourire au loin, il était si beau ! Malgré son visage aux traits fin et féminin, quelque chose de très masculin ce dégager de lui. Quand il l'avait vu, il ne voulait pas en faire sa victime, à l'époque il avait encore Die, et il ne comptait pas s'en débarrasser de si tôt. Non, il le voulait juste dans son lit, et la rigueur en faire pendant un certain temps son petit ami. Alors, il est allé le voir, et ils ont discuté. Au final, ils ce sont réellement retrouvé dans le même lit à la fin de la soirée. Mais l'attitude de Reita lui avait clairement montré qu'il n'y allait avoir rien d'autre. En tout cas, cette nuit, il avait pris la décision que ce serait sa prochaine victime, quand il en aurait fini avec Die, et huit mois avant de se faire enlever, le sort de Reita avait été décider. Reita ne s'en souvenait probablement plus de cette nuit, à la rigueur si il s'en était souvenu, il ne l'aurait pas reconnu. Il avait changé de coupe de cheveux, et à moins de le connaître un peu mieux, il était méconnaissable.
Reita.....Ce même Reita qui se dégoutté dans sa robe blanche, ce même Reita qui attendait la venu de Ruki comme il l'appréhendait, il le voulait et à la fois il ne le voulait pas. C'était d'ailleurs une sensation étrange.
Il fixait encore et encore cette porte, cette porte qui déciderait tout les jours de son destin, qui ne se résumé plus qu'en un seul prénom, Ruki.
Et la porte s'ouvrit.
....
Juste une question avant de vous laissé que j'aimerais que vous vous posiez. Combien de temps durera Reita ? |
chapitre 5 :
| Spoiler: | | | Ruki avait passé deux heures très ennuyeuses, enfin d'après lui. Manger chez des amis étaient pourtant une chose que l'ont devrait apprécier, mais pas lui. C'était tellement commun et fade. Alors, on sourit, on fait plaisir. Mais lui, il aurait voulu rester avec sa nouvelle victime, son nouveau jouet. Il aurait tellement aimé le voir plus vite dans sa nouvelle tenue...Cette tenue qu'il lui avait choisi rien que pour lui....Celle avec laquelle il l'apprécierait, dans la décadence de son corps et son esprit, même si ça, il espérait que ça n'arrive pas tout de suite...Non, il fallait qu'il en profite bien plus que quelques semaines...Oui, bien plus.
Quand les deux heures si longues et ennuyeuses terminèrent, il fit un sourire poli, salua ses amis en leurs disant un commun "à une prochaine fois" et il partit rejoindre sa maison, il partit rejoindre Reita
Pendant tout le trajet, il jubila, il devait être tellement beau dans cette robe blanche et cet air triste, ses cheveux blonds dorés et son corps....Oui, il avait un magnifique corps. Un corps finement musclé mais pas trop. Ce qui lui donnait un air légèrement androgyne, tout en restant assez viril. Mais maintenant, il ne devrait plus l'être, viril. Dommage, ça lui donnait un charme, mais on devait choisir. Ruki maudit de longues minutes le temps qu'il fallait pour aller de chez lui à ses amis, un quart d'heure, c'était beaucoup trop long. Surtout quand on est pressé. Oui, il l'était et pas qu'un peu. Puis enfin, la vue de son chez soi. Délivrance.
Seul mot qui nous vient à l'esprit au moment ou notre impatience va finir par disparaitre, car nous sommes enfin arrivé. Oui, enfin.
Il mit la clé dans la serrure, la porte s'ouvrit. Il rentra. Marcha. Arriva dans le couloir qui le mena à une porte condamnée. Sauf que.....Elle ne l'était pas. Il ouvrit le cadenas qui défaisait les chaînes qui entouraient la porte, puis ouvrit la fameuse porte. Et le spectacle qu'il vit ne lui déplut pas, bien au contraire. Reita était assis, sur le lit. Les jambes tendus vers l'arrière, sa robe blanche lui allait à merveille, vraiment. Il s'avança vers Reita avec un air qui ne disait rien de bon. Quand Reita l'aperçut, il se redressa légèrement, mais cette action ne se déroula pas. Pour la simple et unique raison que Ruki l'en empêcha.
Ruki scruta un peu plus sa victime qui sur le coup eut un air légèrement surpris. Il regarda son visage fin, ses traits si agréables à voir et à toucher, il avait une peau si lisse, il se souvenait parfaitement de la fois ou ils avaient couché ensemble il y a quelques mois. Sauf qu'à cette époque, ça avait été moins jouissif que maintenant. Maintenant, il avait cette chose qui faisait qu'il dominait tout, ce qui rendait l'action encore plus excitante d'après lui.
Il effleura la cuisse gauche de Reita en lui souriant. Ce qui surpris d'ailleurs assez Reita car son sourire n'avait rien de carnassier ou sadique.
Mais son sourire se transforma pour devenir un peu plus pervers et sadique. Oui....Reita avait deviné ce qui allait ce passer. Encore une fois....Et qui allait se reproduire encore et encore....Alors il ferma les yeux. Repensant une dernière fois à Kai, Aoi et tout son passé. Car le message était clair maintenant, il était même une sorte de conseil, oui " oublie ou tu souffriras " alors une dernière fois, oui, une dernière fois. On ferme les yeux, on voit ses souvenirs et on sait que quand on va les ouvrir, on doit oublier tous nos liens, nos promesses, nos amours, nos amitiés....Notre vie d'avant. Car maintenant, il faudra se concentrer sur son avenir, car il n'y a aucun échappatoire, n'est-ce pas ? Oui, aucun....
-Reita, ouvre les yeux
Et la voix nous ramène à la réalité. Celle qu'à partir de maintenant on doit affronter tous les jours. On aimerait tellement que tout cela n'existe pas ! Revenir en arrière...Mais c'est trop tard. Maintenant, on doit vivre avec son présent et pas avec son passé. Et il ouvrit les yeux. Affrontant son présent du regard. Il ne l'avait pas remarqué, plongé dans ses pensées mais maintenant, il était entièrement nu. Et Ruki aussi d'ailleurs. Ruki regarda le visage de Reita, depuis qu'il avait ouvert les yeux, quelque chose avait changé. Et ce n'était pas pour lui déplaire....Encore une fois, les choses se déroulèrent comme la première fois, la brusque entrée de Ruki en lui, la douleur, le plaisir que ressentait Ruki et pas lui. Puis la libération. Oui....Toujours le même schéma qui se déroulerait encore et encore, n'en finissant jamais. Pour Reita, c'était dur à accepter, pour Ruki, c'était jouissif. Deux sentiments contraire pour une seule et unique chose.
Je ne pense pas que se soit si simple d'oublier, quelque soit la chose, mais quand nous y sommes obligé, cela change-t-il quelque chose ? Je ne le sais pas....Seul lui pourrait me le dire, mais au jour d'aujourd'hui, je ne pense pas que cela soit possible....Quand votre monde finit par se résumer à un seul surnom, une seule chose, que vous arrive-t-il à la longue ?
Que se passera-t-il ? Et si....Et si cette seule chose venait à disparaitre, que devenons nous ? A toutes ces questions, je n'ai malheureusement aucune réponse. Et c'est bien triste, car on aurait pu prévoir son destin, peut-être. Mais au final ça aurait été moins intéressant.
Comme la dernière fois, Ruki partit en laissant Reita dans sa chambre noire, en lui disant de bien dormir, car oui, il était 22 heures. Il ne s'en était même pas rendu compte. Dans cet endroit, il n'avait plus aucune notion de l'heure, et il ne voyait pas ce qui se passait dehors, ni rien pour s'informer. Ruki lui avait dit qui si il était assez sage il pourrait sortir, non ?
Il fallait donc être sage. Après tout, tout a toujours un prix....
Il regarda un instant le lit sur lequel il était. Sale. Des taches blanches recouvraient le lit noir....Qu'elle beau contraste. C'était ironique, n'est-ce pas ? Oui....Ne referme pas les yeux Reita....Tu l'as pensé toi même, c'est la dernière fois que tu dois fermer les yeux et revenir en arrière, la dernière fois. Mais sans qu'il s'en aperçoive , une fine goutte salé sortit de l'un de ses yeux. Puis deux. Puis trois. Et d'autres suivirent. Et il pleurait sans s'en avoir aucune expression sur le visage....C'était tellement beau, mais tellement triste de voir ça. Oui, c'était la dernière fois.
Et maintenant, il doit vivre dans son présent.
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Chapitre 6 :
| Spoiler: | | | Je vous en avais déjà parlé du silence. Est-ce que maintenant arrivez-vous à savoir ce qu'il représente pour Reita ? Je le pense...
Allongé sur les draps noirs, Reita se levait. En deux jours, son destin fut condamné. Cela est triste à dire, mais c'est la réalité. Deux jours.....Et pourtant, il avait l'impression qu'il était la depuis des années. Le temps passait trop lentement à son goût. Oui, trop....Quel jour on était aujourd'hui ? Il n'en savait rien. L'heure qu'il était ? Il n'en savait rien. Le temps qu'il faisait ? Il n'en savait rien.
Et d'ailleurs, il s'en fichait, ça n'avait pas d'importance.....En tout cas, plus maintenant. Il se demandait quand Ruki viendrait. Par crainte ? Sûrement....Et il avait faim. Il se demandais si il ouvrait la porte, est-ce que cette fois elle serait ouverte ? Cela aurait été tellement bien...Alors, il essaya. Fermée, bien sur. Cela aurait été beaucoup trop simple. Beaucoup trop...Encore une fois.
Découragé, il retourna sur son lit, s'affalant de tout son poids. Il regarda la robe qu'il avait toujours. Celle avec laquelle il avait dormi. Il avait oublié de l'enlever pour aller dormir, il était tellement fatigué....Oui, tellement. Il ne savait pas quoi faire en attendant que Ruki vienne, car il allait venir, n'est-ce pas ? Comme toujours....Il viendrait, lui adresserait un sourire carnassier, lui donnerai à manger, partirait pour la journée lui disant avant ce qu'il ferait en attendant son retour puis le soir....Oui, il se passerait encore et toujours la même chose, se répétant sans fin. Il ferma lourdement les paupières, essayant de se rendormir, mais il n'y arrivai pas. Il avait l'impression d'avoir dormi des heures et des heures.
La porte s'ouvrit. Bien sur, il savait qui était la personne qui venait de rentrer, pas besoin de lever les yeux pour ça. C'était Ruki. Ce dernier marcha vers le lit où se trouvait sa victime, s'asseyant lui même dessus, il tendit sa main vers le visage fatigué de Reita, et lui dit d'une voix dure :
-Reita, lève-toi. J'ai ton petit déjeuner, et je suis pressé, ne me fait pas attendre.
Il finit par ouvrir les yeux, regardant l'air dur de Ruki, qui redevint moqueur quand Reita leva enfin les yeux sur lui.
-Tiens, ton petit déjeuner. Je ne reviens que vers midi, tâche de ne pas trop t'ennuyer ! Au fait, tiens.
Ruki chercha quelque chose dans sa poche, quand il le trouva, il le tendit à Reita.
-Un portable ?
-Oui, mais tu ne peux pas téléphoner toi, cela va de soi, dit-il avec encore ce sourire moqueur, c'est juste pour que moi je t'appelle, histoire de te prévenir ....
-De...De quoi ?
-Quand tu devras aller dans la salle de bain pour n'y ressortir quand je te préviendrais, vois-tu, je me sers de l'endroit aussi pour autre chose....
Reita ne voulait pas en savoir plus. Cela devait être encore une chose répugnante, après tout Ruki était un être répugnant. Repoussant. Sa personnalité ne donnait pas envie de le connaître, quand on voyait un homme pareil, la seule chose à faire était de fuir...Le plus loin possible avant qu'il ne t'attrape, car si vous avez le malheur que sa proie, ce soit vous...Il est inutile que je vous précise ce qui se passe, ses victimes vous le diront à sa place.
Quand Ruki s'en alla de la pièce, Reita regarda le portable que Ruki lui avait donné. Un contact avec l'extérieur,le dehors. Mais même avec ça, son seul contact resterait Ruki. Ruki, la seule personne qu'il a vu pendant deux jours. Et sûrement la seule qu'il verra pendant longtemps, c'est comme si....Comme si maintenant son monde ne devait tourner qu'autour de celui de Ruki,le seul contact humain qu'il aurait. Mais il ne voulait pas, il voulait sortir de là ! Sortir de cet endroit, cette pièce sombre, ces draps noirs...Et cette robe. Il voulait tant sortir, ne serait-ce qu'un peu ! Et il le savait, il n'y avait qu'un seul moyen pour ça. Être sage. Oui, il fallait rester sage, docile. Si il l'était assez longtemps, il pourrait sortir, n'est-ce pas ? Sortir de cet endroit, de cet enfer, Ruki lui avait promis qu'il le pourrait ! Alors, il le crût. Il savait que quand il pourrait sortir, il ne pourrait pas échapper à Ruki, il le sentait. Mais la simple pensée de pouvoir aller dehors, le remplissait de joie et de bonheur. Peut importe le temps qu'il faudrait pour ça, il avait de l'espoir, et croyez-moi que dans sa situation, l'espoir était la seule chose que l'on pouvait avoir. Oui, la seule. Alors, pour la première fois en deux jours, il sourit, un sourire tellement beau, oui tellement.
Je pense que vous ne le verrez pas souvent sourire, profitez en . Cette histoire a commencé par un enlèvement, mais comment elle finira ? Comment ? Je ne le sais pas....La fin d'une histoire, d'une vie ne devrait pas être prévisible, alors ne nous posons plus la question, nous le verrons bien tôt ou tard. Vous vous souvenez ? Je vous avez demandé de ne pas oublier le jour de son enlèvement. Il faut toujours se souvenir du début, toujours. Gardez toujours le début de chaque histoire que vous lisez en tête, on pourra vous dire que la fin et toujours plus importante, mais c'est tout le contraire. On doit se souvenir de comment ça a commencé pour ne pas répéter les mêmes erreurs.
Dans son cas, il ne se souvient pas comment ça a commencé, ou plutôt, il croit le savoir. Il ne se souvient plus que le début est en fait quelques mois en arrière, et si il l'avait su, ça aurait peut-être changé quelque chose. Ou peut-être pas. Comment le saurais-je ? On ne peux pas changer le passé, et on ne peut pas prévoir l'avenir. C'est pour ça qu'une fin est toujours intrigante. On voudrait tant la prévoir, mais au final on ne le peut pas.
La journée se répéta, le même schéma, encore et toujours le même, n'est-ce pas ? Son premier dimanche arriva bien lentement. Mais comme lui avait dit Ruki, il ne put que voir l'intérieur de la maison à Ruki. Une jolie maison presque....Accueillante mais tellement hostile. Et pour la première fois depuis son enlèvement, il revit la lumière du soleil. Vous me direz que ce n'est pas grand chose, mais pour lui, ce fut beaucoup. Une bouffée d'énergie.
-Alors ? Ma maison te plait Reita ?
Bizarrement, aujourd'hui Ruki n'avait aucun sourire moqueur ou pervers. Comme si ce qu'il lui faisait la semaine était juste un travail et que le dimanche, le jour de repos, il ne travaillait plus et qu'il redevenait lui-même. Alors le dimanche il devait faire comme si ce qui se passait la semaine n'existait pas ? C'était tout de même un peu difficile à faire....Et c'était simple, il n'y arrivait pas. Comment oublier l'espace du journée ce que lui faisait ressentir ? Il ne pouvait pas ! Qui pourrait ?
Mais il devait le faire, n'est-ce pas ? Peut-être que Ruki s'énerverait et que son dimanche dehors serait encore loin....Allez fais un effort Reita, tu peux y arriver n'est-ce pas ? Un petit effort, tu dois le faire, vas-y....
-Oui, plutôt.
Comment ces deux petits mots si banals pouvaient-ils tant faire mal ? Comment ? Seulement deux mots tout à fait ordinaires, un sourire ordinaire, une réponse ordinaire, mais un contexte vicieux. Une fausse ambiance chaleureuse, faisant comme si de rien n'était. Pourtant ils savaient tous les deux ce qu'il en était, c'était sûrement ça le pire à accepter. Dégoûtant. Répugnant. Sale. Vice. Hypocrisie. Sexe. Tels étaient les mots qui formaient la vie de Reita . Des mots....Les mots peuvent parfois résumer une vie, mais quel est l'impact des mots ? Comment de simples mots peuvent-il en avoir autant ? Ce sont juste à l'origine des sons. Mais ces sons là ont prit un sens, une définition. Et c'est pour ça que les mots sont si importants.
Oui, il faut faire attention à ce que l'on dit et fait. Parfois, ça a beaucoup d'impact sur notre vie.
Et lui, il pourrait vous le dire.
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Chapitre 7 :
| Spoiler: | | | Les semaines s'écoulèrent.....Peut-être un mois, voir deux, mais rien ne changea. Il était toujours sage, toujours docile, il se laissait faire. Son seul but était de sortir d'ici à tel point que s'en était devenu une obsession. Ses seules pensées étaient pour sortir, ses faits et gestes aussi. Il ne pensait qu'à ça. Les dimanches, il passait son temps à regarder la lumière du jour à travers la fenêtre. Quelle belle lumière...Elle signifiait pour lui la liberté, lui qui vivait dans le noir et "le silence" à longueur de temps. Cette belle lumière était vivante, et les rares gens qu'il voyait à la fenêtre avaient l'air tellement heureux....Sortir d'ici était devenu son obsession. Il le fallait. Son espoir avait changé , pour devenir l'objet de toutes ses pensées, tout son être réclamait cette sortie.
Mais Ruki ne lui autorisait toujours pas. Il le gardait jalousement pour lui. Reita était à lui, comme toutes les autres victimes. Et il n'avait pas l'habitude de partager ce qui lui appartenait. Surtout pour le monde. C'était sa chose, la sienne. Son objet, sa poupée. Demanderiez-vous à une petite fille de partager sa poupée ? Si vous le faîtes, elle vous dira non. Car c'est la sienne et pas la votre. Ruki se comportait comme ça, il était capricieux et égoïste comme un enfant. Mais lui, n'avait pas leur pureté. Lui, il n'avait que ces deux traits de caractères là , les pires. Et il s'amusait tellement avec lui ! Pourquoi le laisserait-il passer sa journée hors de chez lui ? Chez lui, il pouvait le voir, le regarder. Mais dehors....Il savait très bien que Reita ne tenterait pas de s'échapper. Il serait donc toujours à lui quoi qu'il fasse . Et puis, Ruki l'avait bien vu. Il voulait aller dehors. Il le voyait se poster à la fenêtre chaque dimanche, regardant les passants et le soleil. Alors, pourquoi ne le laisserait-il pas sortir ?
Reita se leva comme à son habitude sur les draps noirs. On était dimanche, il le savait. Il comptait les jours maintenant. Il savait que comme tous les dimanches, la porte serait ouverte sur la maison de Ruki. Oui, il savait tout ça. Il savait que son petit déjeuner l'attendrait sur la table du salon, il savait que Ruki serait la, pas loin, en train de lire un bouquin ou de jouer à des jeux vidéos. D'ailleurs, les jeux vidéos lui disait quelque chose...Mais quoi ? Il se souvenait vaguement y avoir joué il y a quelque mois. Mais lequel ? Avec qui ? Et d'ailleurs, ou habitait-il avant ? Il perdait petit à petit la mémoire sur son passé. Son obsession ayant pris le dessus. Et d'une certaine façon, c'était Ruki qui avait pris le dessus. Il l'avait rendu non pas fou, ce n'était pas le terme exact. Quel est le terme exact ? Je vous le demande....Il était conscient, vivait, respirait , avait un but. Il n'était pas comme d'autres l'ombre de lui-même , il n'était pas fou. Mais qu'était-il dans ce cas ? Comme je l'ai dit, il n'y a sûrement pas de terme exact...
Et comme toujours, il fit toutes choses qu'il faisait le dimanche. Sauf qu'une chose était différente. Il y avait une tenue sur lit. D'homme. D'ailleurs, il se souvenait que c'était celle qu'il portait en arrivant ici. Un bout de papier n'était pas loin. Il l'ouvrit et lu :
"Met moi cette tenue, aujourd'hui, c'est spécial"
Spécial ? Y avait-il des gens qui venaient le voir ? Car oui, après tout, voir un homme habillé en soubrette, d'ailleurs une soubrette tout court, se promener dans la maison d'un ami n'est pas toujours ce que l'on trouve normal. Enfin....Cela dépend aussi des critères de banalité. Mais là n'est pas la question.
Il mit la tenue que lui demandait de mettre Ruki puis se regarda dans la glace. Cela faisait un petit bout de temps qu'il n'avait pas ressemblé à un homme. Tellement que cela lui fit bizarre. Il se coiffa, puis alla dans le salon où le petit déjeuner l'attendait sur la table. Et Ruki était assis cette fois à table . Étrange, ça n'était jamais arrivé jusqu'à maintenant.
-Ah, Reita !
Un sourire. Le même , toujours le même, celui qui faisait comme si rien ne s'était passé. Il avait fini par s'y habituer, mais ça lui faisait toujours un peu mal. Oui toujours.
-Qu'y a-t-il de si spécial aujourd'hui ?
Il allait droit au but, il n'avait pas envie de parler avec Ruki. Pas le dimanche. C'était son jour de repos après tout, nan ?Le sourire de Ruki s'effaça pour le remplacer par une moue boudeuse. Gamin.
-Et bien...Figure-toi que à partir d'aujourd'hui, tu as le droit de sortir. Félicitations.
Reita s'arrêta net. Avait-il bien entendu ? Il avait enfin le droit ? Après tout ce temps ? Un sourire sincère et heureux se peignit sur le visage de Reita. Et pour la première fois, il prit dans ses bras Ruki. Ce qui vous comprenez surpris largement ce dernier.
-Merci.
Un mot. Dit sur un ton sincère. Ruki n'en revenait pas. Il lui fallait si peu pour le rendre heureux ? Et pour qu'enfin un sourire apparaisse ?
-Bien sur, tu comprendras que pour cette première fois, je viens avec toi.
Oui, Reita comprenait. ça devait être ça le pire. Qu'il vienne ou pas, il était heureux. Réellement heureux depuis un peu près un mois.
-Quand est-ce que l'on y va ?
-Et bien, quand on aura fini de manger....
-D'accord.
Contrairement à ce que l'on peut croire, il mangea calmement. Comme si ce jour allait être un dimanche comme un autre. Mais au fond, il était euphorique.
Quelle belle journée s'annonçait là pour lui. Mais finalement que se passera-t-il ?
Bah, nous avons encore tout le temps de le savoir....
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Chapitre 8 :| Spoiler: | | |
Reita était heureux. Il était vraiment heureux. Sortir. Voir le monde, car en un mois il en avait oublié tant de chose. Ruki soupira à la vue de l'air heureux qu'affichait Reita. Tout ça pour une simple sortie ! Une simple et banal sortie. Lui, il donnerait beaucoup de choses pour rester à longueur de journées avec sa victime. Prendre du plaisir à longueur de temps. Mais dans cette société, cela n'était pas permis. Alors il travaillait. Et ce n'était pas vraiment un travail qui lui plaisait, mais il s'en contentait. Cela lui suffisait à avoir assez d'argent, beaucoup même . Il pouvait plus facilement obtenir beaucoup de chose comme ça....Oui, beaucoup. En plus, c'était tellement plus facile de faire disparaître quelqu'un quand on en a les moyens. L'argent apporte beaucoup de choses dans ce monde. Peut-être un peu trop ? Mais là n'est pas la question. Même si le sujet mériterait débat, nous ne sommes pas là pour ça. Nous sommes là , pour voir ce qu'il adviendra de tout ça..... Je ne peux pas vous dire ce qu'il se passera dans l'avenir, je n'en ai pas le droit. Vous devez juste regarder, regarder tous les évènements qui se produiront. Oui, car même la plus banale des choses à toujours son importance, minime, peut-être. Mais l'importance est bien là . Car ce sont souvent des petites choses qui peuvent décider du destin de quelqu'un. Une petite chose, un petit détail, peut tout faire basculer. Oui, tout.
Quand Ruki eut dit qu'il pouvait enfin sortir, il imposa quelques règles à Reita. Il n'avait pas le droit de s'éloigner de lui. Il ne devait pas parler à d'autres personnes que lui. Ces deux petites règles pouvaient faire penser à une mère qui s'adresse à son fils. Qui lui impose des règles de sécurité. Mais dans le cas de Ruki, c'était pour garder Reita auprès de lui. Reita lui appartient, à lui et à personne d'autre ! Il ne voulait pas que quelqu'un le regarde, ou même que quelqu'un lui parle. On ne touche pas aux affaires de Ruki. Et Reita en faisait parti depuis bientôt deux mois. Deux mois....Oui, deux mois. Et Ruki était vraiment heureux. Reita durait ! Il ne se détériorait pas comme les autres....Il n'était toujours pas bon à la casse. Tel des enfants jetant leurs jouets à la poubelle lorsque ils ne leurs plaisaient plus. Ou qu'ils étaient trop abîmés. Oui, comme un jouet. Une marionnette. Voila ce qu'était Reita pour Ruki, un jouet. Un simple jouet....
Et enfin, ils allèrent dehors. Reita n'en revenait pas. Il faisait beau aujourd'hui, et il voyait toutes ces choses qui nous paraissent banal, mais que quand on ne les a pas vues depuis longtemps, deviennent si précieuses...L'être humain ne sait pas bien voir, parfois, il ne se rend même pas compte des choses qu'il a. Il ne s'en rend enfin compte que quand il n'a plus rien, à ce moment là , il arrive enfin à savourer toutes ces choses qu'il n'a plus. C'est triste, mais c'est comme ça. On ne change pas la nature de l'être humain en quelques mots ou quelques phrases, cela serait tellement plus simple....Mais c'est impossible. Il regardait les immeubles, les magasins, les passants, les oiseaux qu'on pouvait voir parfois. Le ciel bleu et ses quelques nuages qui si perdaient. Il regardait la vie. Ce qui peut paraitre banal pour beaucoup de gens, peut l'être beaucoup moins pour d'autres. Nous sommes tellement habitués à voir toutes ces choses....Pourtant, elles sont si merveilleuses quand on les regarde de son œil à lui. Si belles...Si tentatrices.
Ruki ne l'avait pas lâché, si bien que les passants regardaient bizarrement ces deux hommes. Ils devaient penser qu'ils formaient un couple, amoureux. Mais ils étaient loins de la vérité. Si loin....Mais ne leur en voulons pas. Ils ne peuvent pas savoir. Comment pourraient-ils de toutes manières ? Reita, est censé ne plus exister. Il a disparu et est porté pour mort, comme pour tous les autres. Une fois que Ruki vous a mis le grappin dessus, vous ne pouvez plus vous en réchapper. Ce qui est le cas de Reita. Prisonnier à jamais....Les fils invisibles qui le relient à Ruki sont désormais indestructibles. Et ça, il ne s'en est même pas rendu compte. Petit à petit, son monde n'a fait que tourner autour de celui de Ruki. Il a fait tout pour faire plaisir à Ruki, certes, c'était pour sortir, mais de cette manière, son seul objectif est de lui faire plaisir. Oui, lui faire plaisir. C'était le devoir d'un esclave, faire plaisir à son maitre. Quelle sombre vérité mais tellement vraie....Il était vraiment devenu ce que Ruki voulait qu'il devienne. Mais ce dernier n'avait pas encore vraiment réussi, il lui manquait encore une chose pour que ce beau tableau devienne magnifique. Oui, encore une chose...
La beauté du monde l'émerveillait, à telle point qu'il oublia le temps de cette sortie qui était Ruki et ce qu'il lui faisait subir. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'était pas sortit ! Mais ça, vous le savez déjà ....Il décida de rentrer dans une boutique, une boutique de vêtements. Il se souvenait vaguement que avant Ruki, il aimait venir dans ce genre d'endroit. C'est instinctivement qu'il se dirigea vers les rayons qui l'intéressaient. Il regarda tout, les yeux brillants. Ce que ne manqua pas de voir Ruki. Il le savait que Reita aimait les habits. N'oublions pas qu'il le suivait avant de le kidnapper.
-Dis, Ruki....
Bingo. Ruki avait aussi deviné ce qu'il allait lui demander. C'était prévisible. Il soupira. Il ne pouvait pas lui en vouloir, même si en temps normal, il l'aurait regardé de son air méprisant qui montrait bien qu'il n'avait le droit de ne rien lui demander. C'était comme ça. Mais aujourd'hui, on était Dimanche. Et le dimanche, il avait plus ou moins le droit. Alors avant même que Reita finisse sa phrase, il lui demanda :
-Tu veux quoi ?
Reita le regarda, surpris. Alors il voulait bien ? Pour de vrai ? Il lui fit un grand sourire et lui montra tout ce qu'il voulait. Et Ruki lui acheta. Ruki avait des codes. La semaine, il en faisait ce qu'il voulait, l'obligeant parfois à faire des choses horribles d'un point de vue sexuel. Mais le dimanche...C'était comme si tout n'existait pas, et qu'ils étaient une sorte de couple. Mais ils savaient tous les deux que ce n'était pas ça. Oui, ils le savaient. Car Reita savait que tous n'était que supercherie. Que le lendemain, les mêmes moments recommenceraient, sans fin. A jamais....
Quelle belle journée... Reita était si content de pouvoir sortir. Mais cette belle journée devait se finir à un moment, et ce moment était arrivé. Alors ils rentrèrent, et Ruki dit bonne nuit à Reita, et il fit de même.
Cette journée avait été un échappatoire, comme chaque dimanche.
Mais croyez-moi,le lendemain s'annonçait moins rayonnant que cette journée....
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Chapitre 9| Spoiler: | | |
Reita avait passé une belle nuit, oui, une si belle nuit....remplie de rêves de la journée si merveilleuse qu'il avait passé la veille, une très belle journée oui....Quand il se réveilla, il avait le sourire, pour la première fois depuis deux mois , il avait bien dormi. Il n'avait pas eu un de ces sommeils lourds et fatigants comme ceux qu'il avait depuis son arrivé dans cet endroit, non, aujourd'hui il avait eu un de ces sommeils paisibles et reposants, oui, ces deux mots qu'il ne pensait plus jamais ressentir...paisible, comment pouvait-on l'être quand notre vie ne se résumerait à ne plus être qu'un simple objet sexuel condamné à satisfaire es envies de son maître ?
Reposer...Cette fois, la souffrance qu'il subissait , ne lui permettait pas pas vraiment de l'être , reposé. Comment pourrait-il ? Faire plaisir à son maître avait beau être son but, résultat de son espoir transformé en obsession, il ne pourrait plus être reposé, jamais.
Il sortit de ses draps noirs , pour voir comme d'habitude son repas sur la table de chevet, surement déposé très tôt le matin par son agresseur , il se souvenait avoir été rassuré le premier jour ou il était arrivé ici, qu'il allait être bien nourri, inquiétude dérisoire, en tout cas, c'est ce qu'il lui semblait aujourd'hui. Ses premiers jours ici le faisait rire, comment Ruki pouvait-il le maltraiter ? On entretient son jouet, on ne lui facilite pas sa destruction.
Sa journée se passa comme les autres , comme Ruki avait été "gentil" , il lui avait laissé quelques livres à lire et à relire pendant la journée, quand il les finissait il devait lui en demander d'autres, mais seulement le dimanche. Il avait déjà essayé de lui demander en semaine, la seule chose qu'il reçu de sa part fut une gifle , et une prise de puissance de la part de Ruki encore plus forte que d'habitude....Reita appartenait à Ruki et il ne devait rien lui demander , il devait faire tout ce que lui demande son maître, c'est le devoir d'un esclave, un esclave ne demande rien à son maître, il se contente de subir ce que lui dicte son maître, quelque soit la chose.
Il lisait donc un de ces livres que lui avait donné Ruki. Le titre ? Vous n'avez pas besoin de le savoir....Ce n'est pas important. Tout ce que je peux vous dire c'est qu'il aimait beaucoup. L'histoire que racontait ce livre le passionnait, qu'est-ce qu'elle racontait ? Je ne le sais pas. Il n'a jamais voulu dire ce qu'il lisait , c'était son secret. Un secret qu'il partageait avec Ruki . Son seul échappatoire en semaine. Pourquoi partagerait-il la seule chose qu'il avait ? C'était réellement la seule chose qui lui appartenait vraiment, tout le reste, c'était à Ruki. Cette journée était comme les autres....Du moins, elle était censée l'être, comme les autres. Mais il s'avérait que la fin de cette fameuse journée serait beaucoup moins normale .....En bon ? En mauvais ? Vous n'allez pas tarder à le savoir....Après, ce sera à vous de juger .
Quand Ruki rentra, il alla voir Reita. Comme d'habitude. Toujours la même chose. Mais cette fois....Il n'était pas seul. . Deux hommes étaient avec lui. Un avait une cicatrice près de la lèvre, il était plutôt grand, les yeux marrons et les cheveux bruns, il avait un visage dur et un sourire au coin. L'autre était aussi grand, mais moins que l'autre. Des yeux bleus, rare chez les japonais, Reita pensa sur le moment que ce devait être des lentilles. Ruki en portait bien, lui aussi pourrait en avoir. Il avait aussi des cheveux rouge sang. Une coloration. Lui même s'était teint en blond. La couleur partait d'ailleurs. Le dimanche qui allait suivre, il devrait demander à Ruki qu'ils aillent chez le coiffeur...Il eut un sourire à cette idée. Depuis hier, il pouvait sortir.... Et cela le rendait réellement heureux.
Mais savoir à qui ressemblaient ces deux hommes n'était pas important au final. La véritable question, celle qui devrait être la plus préoccupante, c'était qui étaient ces deux hommes ? Et que faisaient-ils ici ? Ruki lui avait laissé comprendre que mis à part lui et les gens qu'il verrait pendant ses sorties, il ne verrait personne d'autre, mais apparemment c'était faux.
-Belle prise Ruki ! dit le premier homme.
-Oui, j'en suis assez fier, répondit le concerné avec cet air que Reita connaissait tant.
-On l'aura pour quand ? demanda l'autre.
Ruki le regarda d'un air mécontent, lui disant qu'il voulait que Reita dure longtemps, et qu'il était un bon jouet. Il ne voulait pas s'en débarrasser maintenant. Il avait dit ça avec son visage de gamin capricieux . Comment pouvait-on se douter à sa vue qu'il était celui qui avait réussi à rendre sa victime au point où il en était aujourd'hui ? Impossible. On ne peut pas s'en douter. On ne vous a jamais dit de ne jamais vous fier aux apparences ? Le cas de Ruki est sûrement un des meilleurs exemples. Mais revenons à notre question, que nous avons posé plus haut. Qui sont ces gens ? Et là , la vérité affreuse et dégoutante , celle qui l'horrifia sur le moment , ces hommes....Ces hommes étaient des proxénètes. Et à ce moment, il comprit. Quand Ruki ne s'amusera plus de lui, il le vendra. Cher, à ce qu'il comprenait de la discussion qui se déroulait devant lui. Alors, il fallait amuser Ruki encore longtemps pour ne pas aller avec eux ? Ruki était vicieux , dégoutant mais il valait beaucoup mieux que ces hommes là .
-Tu sais Ruki, mis à part Shou, les autres que tu m'as vendu ne sont malheureusement plus de ce monde ! J'espère que lui tiendra plus. Tu finiras par nous le vendre, tu finis toujours par te lasser, dit-il en regardant mesquinement Reita.
Reita avait senti énormément d'ironie dans le "malheureusement" ...Ils n'en n'étaient pas triste, cela se voyait. Après tout , pour eux, ces hommes et femmes n'étaient que de simple marchandise. Pourquoi s'en soucieraient-ils ?Le poissonnier vend du poisson,le proxénète vend du sexe. Dans les deux cas les clients choisissent leur marchandise, et après ils en profitent bien. Pour eux, c'est comme ça, il n'y a aucune différence entre un poissonnier et un proxénète, oui aucune....
Quand ils finirent par partir . Ruki fit comme d'habitude, les choses habituelles. Pourquoi les changerait-il ? Mais à la fin, il lui demanda ceci :
-Ce sont des hommes charmants, tu ne trouves pas ?
Qu'est-ce que Reita pouvait répondre à cela ? Dîtes le moi ! Que pouvait-il répondre ? Que dire ? Ces hommes allaient surement faire de sa vie un enfer. Il ne voulait pas y aller , et il n'irait jamais ! Jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, JAMAIS !
Et la seule chose à faire pour ça, c'était de le satisfaire comme aucun avant lui. Il n'irait pas là -bas, il resterait là !
Je raconte cette histoire depuis un moment maintenant. Les sentiments de Reita, ses peurs, ses doutes, j'ai essayé au mieux de les retranscrire. Mais jamais je n'y arriverais vraiment. Écrire ce qu'il a réellement ressenti tout au long de cette histoire, c'est impossible. Je ne suis qu'un témoin d'une histoire, un témoin invisible pour chaque œil.
Que se passera-t-il ? Voilà la question qu'il faudrait tout le temps se poser. Les évènements de cette histoire , personnes pouvaient les prédire.
Et si l'histoire recommençait , personne ne pourrait le prédire.
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Dernière édition par lala-chan le 17.09.11 15:20, édité 13 fois |
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