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| Auteur | Message |
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Yusuki Beta


Messages: 491 Date d'inscription: 24/03/2011 Age: 22 Localisation: Dans ton cul ~
 | Sujet: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 04.11.11 17:51 | |
| - Titre : My Dear Ryoshuu -Genre : Humour / Yaoi - Raiting : +18 ans - Disclamer : All by Otsuyu 「お梅雨」 | Spoiler: | | | Synopsis : Yu
Textes : Tsu & Yu
Personnages : Tsu |
Première à Troisième consultation.
| Spoiler: | | | Ryosuke Karino, actuellement 16 ans. J’ai décidé d’aller chez un psychologue car dernièrement, j’ai de gros problèmes dans ma tête. Je ne fais que penser de mauvaises choses, des choses malsaines. C’est tellement horrible de penser ça, je m’en veux, je veux qu’on m’aide à ne plus penser à ça. Je n’ose même pas en parler à mes proches, j’ai tellement peur qu’ils soient dégoutés de moi, ce qui est normal. J’ai donc pris rendez-vous assez rapidement chez un psychologue, qui pourra surement m’aider.
J’ai vraiment peur, c’est la première fois que je vais consulter chez un docteur, l’idée que d’autres gens comme moi se trouvent dans la pièce dans laquelle je vais entrer, me fais très peur et en même temps m’impatiente. Mon docteur s’appelle J. Mitsuo, peut être un prénom comme Jun, Junpei, Junsuke ou encore Jin, à vrai dire, son prénom m’importe peu. Je préfère faire une thérapie et me débarrasser de ça au plus vite.
Arrivé devant le centre, je rentre timidement, la honte au visage. Un tas de personnes sont déjà dans la salle d’attente. Je décline mon nom et pars les rejoindre sur les chaises, pas très confortables. Les personnes qui m’entourent, semblent vraiment toutes comme moi. Certains sont plus solitaires, d’autres sont plus tristes… J’ai tellement peur. Après quelques minutes à identifier à peu près chaque personne qui venait ou qui partait, j’entends une personne citer mon nom et m’encourager à la suivre. Je me lève et la suis directement. Elle m’emmène devant mon médecin, frappe à la porte et me laisse rentrer avant de tourner les talons et repartir plus loin.
Je me décide enfin à entrer et à ma grande surprise, derrière la porte ne se trouve pas un vieux médecin mais un beau jeune homme brun, les yeux d’un marron intense et profond et une taille allongée. Ses jambes tellement longues et fines encouragent encore plus l’impression qu’il soit grand. En me voyant, il me sort un sourire énorme qui me met mal à l’aise. Il me propose de m’assoir, je le fais et il me regarde à nouveau avec un sublime sourire. Il se lève et referme la porte à clé. Peut-être est-ce pour la confidentialité… Il vient s’assoir en face de moi et me regarde de haut en bas, je commence à rougir, pourquoi me regarde-t-il ainsi ? Puis il sourit à nouveau et se mord les lèvres avant de me demander pourquoi je suis ici. Mon corps se met à trembler. Je dois vraiment en parler maintenant ? Je baisse les yeux et commence à parler en tremblant…
« Je… Suis ici car… J’ai de mauvaises pensées, c’est vraiment horrible… C’est depuis pas très longtemps… »
Il me regarde avec un air très attentif et je continue en disant que j’ai ce genre de pensées depuis que j’ai vu une photo d’une personne de ma classe qui n’était pas totalement vêtue.
« Mais dis-moi, quel genre de pensées as-tu ?
- Et bien… »
Je cherche mes mots et pendant plusieurs minutes, ni lui ni moi ne parlons. Puis je lui dis doucement que je pense souvent à de mauvaises choses… Que mon corps réagit bizarrement. Je ne fais que penser au… Sexe. Ses yeux sont grands ouverts, je le vois me regarder avec de l’interrogation. Je le sais, c’est quelque chose d’impardonnable, voilà pourquoi je veux qu’on me soigne. Il me répond alors que c’est normal de penser à ça et me demande de détailler mes pensées. C’est… Normal ? Les psychologues disent tout ça je suis sûr. Ce qui l’est moins, c’est ce que j’ai à lui dire… Après tout, il en est un aussi, il pourrait me prendre pour un monstre, je n’ose rien lui dire et il lève ses yeux noirs profond de la feuille sur laquelle il notait les détails de mon dossier, je sursaute quand ils croisent les miens et il m’interroge du regard, je ne peux plus me défiler.
« Cette personne… A chaque fois que je la vois… Je pense à ça. Son corps, de ce que j’en ai vu est vraiment magnifique. C’est sûrement tordu, mais dans les vestiaires, je le regarde, j’ai beau vouloir m’en empêcher, me dire que c’est malsain, je le fais quand même. Et quand cette personne pars je me glisse à nouveau dans les vestiaires et serre contre moi ses affaire et… Je sens son odeur… »
Ses sourcils se lèvent et il sourit, doucement, je prends ça pour de la compréhension, de la gentillesse, je serre mon poing avant de rajouter « Comme si j’étais à côté d’elle » tellement honteux que je semble pouvoir fondre. Je fixe mes yeux sur mes genoux avant d’entendre la pointe de son stylo crisser sur le papier, qu’est-il en train de noter ? Que je suis vraiment malsain ? Que j’ai une maladie mentale ? Finalement ça s’arrête et à nouveau sa voix, grave et douce.
« Tu sais, il marque une pause, regardant mon nom sur mon dossier, Ryosuke, c’est normal à ton âge de penser au sexe, d’envisager ça avec une de tes camarades. C’est même très sain. »
Aussitôt, mon cœur s’arrête, ah… Bien sûr qu’il trouve ça normal, il n’a pas saisi tous les tenants et les aboutissants de cette affaire, je suis vraiment malsain parce que cet amour est… Contre nature.
« Non… Ce n’est pas vraiment ça… La personne à qui je pense… »
Je déglutis difficilement, paralysé par la peur, est-ce que je vais vraiment fondre de le dire ? « La personne à qui je pense est un homme » finis-je par avouer en le regardant, je me persuade de déceler dans son visage le dégoût, seulement, il pose juste son stylo, sur sa feuille et croise ses mains devant son menton avant de l’y reposer, comme particulièrement intéressé à mon cas. « Je vois. Tu n’as pas à avoir honte de ça, aimer est vraiment quelque chose de merveilleux. Ce n’est pas parce que tu penses à un homme que tu es différent. » Toute cette phrase me fait frissonner, j’ai toujours vu ça d’un mauvais angle. Penser de cette façon à un homme, c’est tellement dégoutant. Après avoir noté une dernière chose, il me regarde, se lève et me tend une feuille pour notre prochain rendez-vous en ajoutant « Je sais ce qu’il faut faire pour te guérir, ne t’inquiète pas. »
Je me lève à mon tour, prends la feuille et quitte la pièce puis rapidement la clinique. J’ai passé presque une demi-heure seulement avec lui et pourtant, je me sens un peu mieux déjà. Il ne me reste plus qu’à reprendre le métro et me diriger vers ma maison. Pendant tout le trajet, je repense à ce garçon, celui qui me hante et qui m’a fait devenir comme ça. La première fois que je l’ai rencontré, je me suis simplement dit qu’il était cool. Et maintenant, je pense beaucoup plus de lui. Au collège, je me faisais souvent maltraité à cause de ma fine taille et de mon androgynéité, mais pourtant, il est arrivé et m’a secouru, jamais je ne l’oublierais. Il me défendait toujours et était toujours là pour moi. Je ne suis pas son meilleur ami mais nous sommes quand même ami, je suis vraiment chanceux. Son nom est Kaeri Osanawa, il est brun, les yeux noir et est très grand. Il a actuellement une petite amie, qui est très mignonne, je dois dire. Cela fait plus de 3 ans que l’on se connaît, et je suis certain que lui, il a oublié le jour de notre rencontre. Chaque fois que nous sommes à côtés, je respire discrètement son odeur si douce et sucrée. La simple idée de le toucher, ou même de le frôler me rend dingue. Kaeri est très connu au lycée maintenant, c’est l’un des plus beaux garçons et toutes les filles sont après lui, ce que je comprends parfaitement. Mais jaloux, il m’arrive de me retirer et d’aller pleurer dans un coin, j’ai tellement honte en y repensant. D’un coup, le métro annonce mon arrêt et me fait quitter mes pensées, je me lève rapidement et sort, puis je marche à pied jusqu’à chez moi.
En rentrant chez moi, je tombe directement sur ma mère, ce que je ne voulais pas. Elle m’interroge alors presque en m’agressant en me demandant si j’y suis allé. Je baisse les yeux et acquisse difficilement, je décide de me rendre de suite dans ma chambre mais elle me retient le bras et me regarde avec de grands yeux horribles. Je secoue mon bras pour qu’elle me lâche et cours dans ma chambre pour ensuite la fermer à clé. Oui, ma vie est un enfer. Ma mère a du mal à reconnaitre son propre enfant et mon père, lui, s’est sauvé de la maison depuis quelques temps. C’est vrai que je lui en veux, je n’ai eu que ma mère pour me voir grandir, et encore, elle est devenue complètement folle. Les seuls moments où je me sens bien, c’est quand je suis au lycée ou quand je regarde les nuages. Ces instants sont tellement lent et agréable, je me perds dans mes pensées facilement et oublie tout ce qui est négatif. Si je suis obligé de rester ici, c’est parce que je n’ai nul part où aller. La journée se termine très vite et je ne descends même pas déjeuner, repensant à tout ce qu’il s’est passé chez ce docteur. Je m’endors enfin paisiblement dans mon lit, toujours l’image de Kaeri en tête.
Une semaine après, je retourne chez ce médecin, les cours reprennent demain, j’ai tellement hâte. Encore une fois, je me dirige dans la clinique et je suis rapidement amené à lui. Il me jette toujours ces regards si intenses et gênant, je n’y fait pas attention et m’assois. Comme la semaine dernière, il me pose toute une série de question, certaines étranges, d’autres presque incompréhensibles. Je ne sais pas si c’est normal, c’est si… Personnel. Mais j’imagine que c’est le rôle des psychologues que de s’infiltrer dans nos pensées… Plus je réfléchis, plus j’ai honte de ces idées sur Kaeri, les dévoiler ainsi à un autre homme, peut-être même qu’il pense que j’ai le même genre de fantasmes à propos de lui, sans vraiment m’en rendre compte je suis gêné et lorsque la séance se termine, je le remercie et quitte son cabinet qui a une odeur si particulière, l’odeur de la confession.
Dans la salle de cours de mon lycée, je laisse mon regard se perdre sur Kaeri, de dos, ses épaules larges ont l’air tellement fortes et rassurantes, j’aurais aimé m’y blottir, doucement, le serrer dans mes bras et sentir son parfum, je me demande s’il en met ou bien… L’odeur de sa peau lui suffit-elle ? Rapidement, je me redresse sur mon bureau et autour de moi, quelques élèves rient, j’étais… Vraiment en train de me perdre dans mes fantasmes n’est-ce pas ? La rumeur parviens jusqu’à Kaeri qui se retourne vers moi et me demande d’un signe si tout va bien, je rougis comme un fou, comme si j’allais pouvoir me consumer de l’intérieur par un simple sourire de sa part. Lorsqu’il se retourne à nouveau, je me laisse retomber sur mon dossier en soufflant, mon dieu, je l’aime beaucoup trop.
La semaine qui suit s’écoule doucement, même si je vois ce psy le vendredi, les autres jours ne semblent s’effilocher que dans l’attente de ce moment où je pourrais parler, ou je pourrais me vider de ces horribles pensées. Si j’avais été croyant, j’aurais pu penser qu’il était mon prêtre, que je lui parlais dans un confessionnal, me lavant de mes péchés, si seulement c’était si facile.
A la maison, la situation n’avance pas vraiment, ma mère me méprise toujours autant, du coin de son œil, je sens la responsabilité familiale qui retombe sur moi, et j’ai honte, j’ai honte, j’ai honte, sans cesse plus. Je m’enferme alors dans ma chambre, les jambes contre le mur et le torse allongé sur le lit je pense à beaucoup de choses, bercé par les à-coups de la rame de train passant à coté de ma fenêtre. Je veux rapidement redevenir normal, aimer les femmes, penser qu’elles sont belles et plus tard me marier. Posant mon bras sur mes yeux je commence à pleurer, je n’ai rien demandé, je veux juste être normal.
- Comment s’est passé ta semaine Ryosuke ?
- Ce… Ce n’était pas génial… Ma mère est toujours comme elle est, n’en faisant qu’à sa tête, mes études ne sont-
Rapidement, le psychologue me coupe dans ma phrase, remontant ses lunettes sur son nez et écrivant frénétiquement sur son papier des données sur moi.
- Et avec ton ami… Kaeri-san c’est ça ?
Je déglutis lourdement, je n’avais qu’une seule envie, qu’on ôte son nom de mes pensées, comme un acte chirurgical et avoir à en parler n’arrange pas les choses.
- Je… C’est devenu plus présent j’ai l’impression.
- Comment est-ce que ça se manifeste ?
Je pris un temps pour réfléchir. Quand son regard se posait sur sa feuille et non sur moi, je me sentais un peu plus libre, je compris pourquoi il y avait des grillages aux confessionnaux.
- Il y a quelques jours, en cours, je me suis imaginé qu’il me tenait dans ses bras, que je sentais son parfum, c’était… Tellement agréable et malsain en même temps.
Monsieur Mitsuo lève les yeux sur moi, il me sourit alors doucement, posant son stylo sur son bureau massif et enlève ses lunettes pour les y poser également. Je n’avais jamais remarqué à cause de ses cheveux et de ses lunettes, mais il a des yeux très fins, on croirait presque qu’ils sont fermés, et incroyablement noir.
- Pourquoi penses-tu que c’est malsain ?
- Les hommes ne pensent pas des choses aussi malsaines sur d’autres hommes.
Il rit doucement avant de me poser une nouvelle question.
- Si ça avait été une femme… Tu aurais trouvé ça normal ?
- Je pense oui… Même si je me serais trouvé pervers. Dis-je soulevant doucement la commissure de mes lèvres.
Monsieur Mitsuo se lève et fais quelques pas, me contournant, ses lunettes restant toujours sur son bureau. Lorsqu’il passe derrière moi, je sens un frisson parcourir la base de mon cou avant qu’il ne pose ses mains sur mes épaules et se rapproche de mon oreille. Je sursaute et regarde fixement le tableau derrière son bureau, comme pour m’y perdre.
- J’ai une bonne idée pour toi Ryosuke. Tu ne trouves pas ça normal parce que c’est un homme ? Il faut te confronter à tes envies, voir à quoi elles ressemblent vraiment pour les banaliser et qu’elles ne soient pas un fardeau pour toi.
Lorsqu’il retire brutalement ses mains de mes épaules, je manque de soupirer de surprise. Sentir un homme si près de moi… Est-ce que ça aurait-été pareil si ça avait été Kaeri ? Et qu’entend-il par « Me confronter à mes envies » ? Rapidement il fait le tour de son bureau et griffonne à nouveau sur son papier, souriant doucement, il me dit.
- J’ai un devoir inhabituel à te faire faire pour le prochain rendez-vous.
- Un… Devoir ?
Je me rapproche doucement du bureau pour mieux comprendre ce qu’il entend par là lorsqu’il me pose cette question qui me fait comprendre à quel point mon devoir sera gênant et troublant à effectuer.
- Ryosuke… Est-ce que tu t’es déjà masturbé ? |
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|  | | Swim-Cach Auteur


Messages: 29 Date d'inscription: 30/09/2011 Age: 14 Localisation: Chez moi !
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 04.11.11 18:41 | |
| Yu' c'est trop cool !
J'ai adoré le lire !
Suite ? |
|  | | Yusuki Beta


Messages: 491 Date d'inscription: 24/03/2011 Age: 22 Localisation: Dans ton cul ~
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 04.11.11 18:46 | |
| Merci Swimou ! XD Mais je ne suis pas le seul, tu sais, Otsuyu c'est le groupement de moi et Tsugi-san ! Donc il y a la moitié du texte ci présent écrit par ma Tsuginette. La suite très bientôt, on écrit assez vite elle et moi et le sypnosis est déjà tout fait (Il y aura environ trois parties) |
|  | | mugi-chan Chips


Messages: 367 Date d'inscription: 27/04/2011 Age: 16 Localisation: Paumée quelque part dans les Pyrénées
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 04.11.11 18:50 | |
| Hey... Le premier Otsuyu ! Je me demandais quand est-ce que ça arriverais, ben je suis pas déçue xD Bon, ne changeons pas les bonnes vieilles habitudes, c'était génial o/ Moi je dis, c'est l'psychologue le malsain : D |
|  | | Tsugi-sanX3 Auteur


Messages: 639 Date d'inscription: 13/02/2011 Age: 17 Localisation: Koko~ro
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 04.11.11 19:02 | |
| Oh ça fait plaisir déjà 2 commentaires !! Et ma gaufrette qui a lue <3 !! Je pense que le Otsuyu va aller loin gaufrette xDD !! On va faire plein de trucs o// |
|  | | mugi-chan Chips


Messages: 367 Date d'inscription: 27/04/2011 Age: 16 Localisation: Paumée quelque part dans les Pyrénées
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 04.11.11 19:04 | |
| A la vue du premier extrait, moi ça ne me donne que l'envie de lire la suite o// |
|  | | cassis Chips


Messages: 107 Date d'inscription: 08/09/2011 Age: 16 Localisation: à Ango ... *bave**SBAF*
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 04.11.11 19:58 | |
| Yup, parfaitement d'accord avec mugi. Et ui, lepsy est pas net du tout ! Hinhin ... Bref ... Yu, Tsu, bravo pour ce super début, et merci surtout. Courage =D |
|  | | Tsugi-sanX3 Auteur


Messages: 639 Date d'inscription: 13/02/2011 Age: 17 Localisation: Koko~ro
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 04.11.11 23:07 | |
| Hey hey !! Je te remercie cassis de nous avoir lu =D !! Ca fait plaisir !! C'est nous qui vous remercions de prendre le temps de lire x) !! Merci beaucoup !! |
|  | | Tsugi-sanX3 Auteur


Messages: 639 Date d'inscription: 13/02/2011 Age: 17 Localisation: Koko~ro
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 05.11.11 15:38 | |
| Quatrième consultation. | Spoiler: | | | Mon cœur s’est arrêté, est-il sérieux ? J’ai tellement peur à présent, ce genre de choses si affreuses, comment peut-on faire ça, c’est horrible ! Mon visage est rouge et empli de honte, je n’arrive pas à le regarder en face. Sa question est tellement choquante. Je l’entends rire doucement avant de me dire que c’est une chose qui ne me fera que du bien et qui me soulagera un peu de mes pensées. Très vite, je sens mon cœur battre plus vite, contrairement à il y a quelques secondes, je relève enfin la tête, avec un visage comme perdu et apeuré puis une femme annonçant le prochain client intervient. J’en profite pour vite récupérer mes affaires, le saluer et partir. Je me dirige immédiatement vers la sortie et continue ma course jusqu’à être enfin dans le train. Une fois enfin assis, je me soulage en respirant lourdement. Cette séance a été, je crois, la pire de toute. Revoir ce médecin me rendra encore plus fou et plus… Dégoutant. Se… Masturber ? C’est tellement gênant, j’ai vraiment peur de ce qu’il m’a dit. Pour une fois, toutes mes pensées se tournent vers cet acte si pervers et immonde. Très vite, je me relève et une fois à mon arrêt, je descends et me précipite chez moi, c’est bien la première fois que je veux tant y retourner.
Une fois rentré chez moi, ma mère me fixe de ses gros globes oculaires avant de retourner à ses occupations. Le fait qu’elle ne m’agresse pas aujourd’hui, c’est parce que c’est un jour spécial. Il semble qu’elle devait fêter ses 15 ans de mariage avec mon « père ». En bas, en jetant un coup d’œil, tout y est : le gâteau, des fleurs, du sake, des bougies. Elle espère encore qu’il revienne, chaque année, c’est la même chose. Et pourtant, si l’on regarde partout, aucune photo de lui ne s’y trouve. Je m’allonge sur le lit, ayant bien fait attention à fermer la porte et repense à cette phrase, encore et encore. Petit à petit, je m’imagine le visage de Kaeri et au bout d’un petit moment, je sens mon sexe gonfler. Je retire mon pantalon et ouvre mon caleçon et aperçoit la chose. Un peu écœuré, je remonte ma braguette et déglutis, effrayé. Comment les hommes peuvent-ils faire ça ? C’est affreux. Je me fiche d’avoir mal, faire ça, je ne pourrais jamais. Puis tranquillement je m’endors, son image gravée dans ma tête.
Au matin, je me lève assez tôt, non pas seulement pour l’école mais surtout pour éviter ma mère. Je me lève péniblement et prends mes habits rapidement. Je choisis directement les plus au dessus, ne faisant pas attention à la mode et pars à la salle de bain. Je dépose mes habits sur l’évier et me déshabille rapidement. Je jette les tissus encombrants à terre et fais couler mon bain. Je m’y installe directement, n’ayant plus rien d’autre à faire. L’eau froide qui coule sur mon corps me réveille vite et je me relève brusquement. J’attends que l’eau devienne chaude et je me replace en dessous. Une fois lavé, j’allume le robinet pour me nettoyer encore un peu le visage et sans le faire exprès, je fais tomber mes habits dans l’eau. Mon temps de réaction est impressionnant, je retire mes habits juste avant qu’ils soient entièrement trempé et je les enfile directement, assez difficilement. Je tente de les faire sécher moi-même mais n’y parviens pas. Puis je tourne les yeux vers l’horloge et vois l’heure, il semble que je suis en retard. Je lâche un soupir et cours dans les escaliers, manquant de tomber puis je m’empresse de prendre un petit déjeuner que je mangerais sur la route et je quitte la maison, trempé.
Arrivé devant le lycée, tout le monde est présent, je parviens même à voir Kaeri, je lui fais signe de la tête et me dirige vers ma salle de classe. Moins le voir est bénéfique pour moi. J’espère qu’après ce qu’il s’est passé hier, je ne le verrais pas beaucoup. En y repensant, je le vois tout à l’heure au foot. Je soupire et pose ma tête sur la table, comme si je voulais la cogner exprès. Après une heure de cours de science insupportable, la sonnerie retentis enfin et je me dirige vers mon autre cours. Toute la journée se passe comme ça, je ne veux pas du tout le voir dans les couloirs alors je me dépêche, d’autre fois je vais lentement, sachant très bien quel cours il vient d’avoir. Une fois le dernier cours fini, je me lève à nouveau et marche péniblement vers le gymnase. Je vais encore devoir me changer avec lui à côté, c’est tellement gênant. Et je suis obligé de voir son corps si parfait. Je suis enfin devant le gymnase, je le regarde de toute sa hauteur et rebaisse la tête avant de rentrer.
Dans les vestiaires, je me dépêche encore, comme si mon cœur ne pouvait ralentir, je ne dois plus le voir, en repensant aux mots du psychologue, je veux me débarrasser de ça… Mais… Sa solution est vraiment sale, surtout pour Kaeri. Je remonte doucement mes yeux sur lui, il vient d’entrer dans la pièce et salue tous le monde, il est vraiment sociable. Bien sûr, je n’échappe pas à la règle et il frappe dans mon dos en me demandant comment je vais. Je ne réponds pas, tremblant… Il venait bien de me toucher n’est-ce pas ? Je rougis alors comme jamais. Aussitôt je me redresse avant de dire, pitoyablement « O…Oui ! Je dois aller sur le terrain ! » Et de me précipiter vers la porte de sortie comme la seule échappatoire à ces pensées malsaines.
Durant les entrainements, je pense un peu moins à lui et plus à la course dans laquelle je suis engagé. Pour nous échauffer, le coach nous fait courir autour d’un terrain minable. Mes jambes se font douloureuses et brulantes, comme si elles pouvaient se briser comme du verre. Mon souffle est court et j’ai l’impression d’expirer si difficilement. Rapidement, mes camarades passent devant moi, Minamoto, Kurokawa, Murakami, Eto et finalement, Kaeri. En passant à mon niveau il me demande gentiment si je vais bien. Alors, ça se voit tant que ça que je suis essoufflé ? Mon dieu, mon visage doit être hideux, rouge et plus rond que d’habitude, comme si c’était possible ! J’ai soudain honte avant de lui répondre un « Hm » laconique et distrait. Il finit par passer devant moi et courir à quelques centimètres de moi. Doucement, sans vraiment faire attention, mon regard s’égare sur son corps parfait. Il est légèrement musclé, en short de foot, je peux voir ses cuisses merveilleusement dessinées, je l’envie et j’ai tellement honte, c’est un homme bon dieu ! En m’attardant sur le bas de son dos, pour ne pas dire autre chose de trop dégradant, je suis trop distrait et fais une fausse manœuvre en croisant mes pieds trop vite et rapidement je m’étale au sol violement. Mon corps heurtant le gravier produit un son horrible, accompagné de mon cri aigu de surprise, il alerte mes camarades qui se retournent en ralentissant. Les coureurs qui trainaient derrière moi sautent par-dessus mes jambes avant de soupirer et de lâcher quelques mots doux comme « Tss… tellement inutile ! » avant de s’éloigner, seul Kaeri et Kurokawa viennent me voir en trottinant.
« Ca va Ryo-kun ? Me demande l’objet de tous mes désirs inavouables alors que je rougis plus que de raison. - Je… Oui… »
Kurokawa passe derrière moi et me prends sous les épaules pour me relever. Ma jambe me fait mal, dessus perlent quelques gouttelettes de sang et mon coude est écorché, je serre mes poings, j’ai honte, tellement honte d’être si faible. Kaeri s’accroupis pour voir ma plaie, et dépose doucement deux doigts sur ma peau au dessus de celle-ci, m’arrachant un gémissement presque… Sexuel, avant que je ne pose violement mes mains devant ma bouche ainsi souillée. Mes deux camarades me regardent et doucement Kaeri me demande si ça fait si mal que ça, je réponds que ce n’est pas si grave mais il insiste pour me conduire à l’infirmerie, seulement, le coach interviens et désigne plutôt Kurokawa, dieu merci ! Si ça avait été lui… Me retrouver seul ainsi avec lui… Je sens que je n’aurais pu m’empêcher de me confesser !
Seulement, Kaeri se stoppe avant que nous ne partions et regarde mon visage avec attention, plus près que jamais, quelle honte, quelle honte, a-t-il vu ce que je pensais de lui ? Je vous en supplie, faites que non !
« Ryo-kun… Tu as pleuré ! »
Je remarque alors qu’une larme a perlé sur ma joue avant de la parcourrir, trop occupé par la beauté et la sensualité de mon camarade je n’y avais même pas fais attention ! Il plonge sa main dans sa poche et en ressort un petit mouchoir blanc en tissus, plié en quatre, non… Il ne va pas… Je suis trop sale pour ça…
Une musique rock sur les oreilles, je fixe mon plafond, blanc. En plein milieu de la pièce, il y a une veilleuse dont la couleur bleue plonge toute la chambre dans une douce pénombre. Doucement, je ferme les yeux et dépose un tissu sur mon visage. Il a une douce odeur, indescriptible, comme si elle n’avait nul égal. Ainsi, j’ai l’impression d’être à ses cotés, blottis dans ses bras, je sens presque sa présence contre moi. Rapidement je me redresse, laissant le mouchoir retomber entre mes jambes croisées. Sur mon lit, j’ai l’impression d’être dans un autre monde. Au rez-de chaussée, j’entends ma mère hurler contre un présentateur TV ridicule, j’ai honte pour elle, sur mes oreilles, mon casque, diffuse cette musique qui essaie de dériver mes pensées de leur cours habituel, c’est-à-dire Kaeri. Il m’avait prêté son mouchoir… Gentiment, tellement gentiment, pour éponger mes larmes et j’avais promis de le laver chez moi et de lui rendre le lendemain, seulement… Il avait encore son odeur, pourrais-je le souiller avec l’odeur agressive de ma lessive ? J’aurais voulu m’y blottir pour toujours, oublier la tristesse de ma vie quotidienne en le serrant contre moi, toujours plus fort. Rapidement, mes yeux s’emplirent de larmes, j’avais de telles pensées, pour un de mes amis… En couple, un homme qui plus est. J’ai tellement honte que je semble pouvoir en mourir, je dois me débarrasser de ces pensées, une bonne fois pour toute et les conseils du psychologue me reviennent en mémoire alors… Si je veux m’en débarrasser… Je dois le faire ? Doucement, je déglutis avant de retomber sur mon dos.
Je repense à tout ce que j’ai vécu avec Kaeri, notre rencontre, mais plus encore, cette première fois ou je l’ai vu torse nu, éveillant mes désirs si honteux, doucement, cette scène me revient en mémoire, je la revis, et en déglutissant, mes doigts s’infiltrent dans mon pyjama, sous mon caleçon avant de doucement toucher ma peau fine. Mon dieu, c’est tellement malsain, terriblement malsain, j’ai honte de faire ça, mais je dois me débarrasser de ces sentiments. Je commence à me caresser lentement, c’est agréable mais en moi, il demeure toujours ce sentiment de salissure. Je soupire à voix basse, sentant le plaisir influer en moi, mes caresses s’intensifient en pensant à Kaeri, son regard, son corps, il semble si délicieux, et doucement, je revois son sourire si gentil et sincère qui me glace aussitôt, je déglutis et ravale le plaisir que j’éprouvais, c’est si sale ! Je sors ma main de mon pantalon et cours dans la salle de bain pour en prendre un et me nettoyer, j’ai honte, tellement honte.
L’eau chaude rend mon désir encore plus fou mais plus je regarde mon reflet, plus je vois un monstre qui ne pense plus qu’au plaisir de cette chose immonde qu’est le sexe. En me lavant le corps, ma main passe sur ce qui était monté il y a quelques minutes, je le regarde, un peu dégouté de la chose puis continu ma toilette. La douceur de mon shampoing me rappel la douceur de sa main, qu’il m’a tendu la première fois que l’on s’est vu. Je me remets à penser à lui et je commence à pleurer. Subitement, ma mère frappe à la porte comme une sauvage en criant mon nom. Je sors rapidement, assez propre et je me rhabille convenablement. Derrière la porte, elle me demande ce que je faisais à une heure aussi tardive et comme à mon habitude, je l’ignore presque et retourne dans ma chambre et ferme le verrou.
En regardant mon lit, je vois encore le bout de tissu qui contient son odeur, je m’approche, le prends dans mes mains et respire son odeur. Je retombe sur le lit et repense encore et encore à son corps, son odeur, sa douceur, sa gentillesse. Je suis certain que j’ai les joues toutes rouges. Très vite, je sombre dans les bras de Morphée. Kaeri se trouve à présent devant moi, il me sourit doucement et me tends la main. Cette main si apaisante et si douce. Je l’attrape et il me tire jusqu’à lui. Je suis blottit contre lui, dans ses bras, c’est tellement embarrassant. Puis je l’entends me susurrer à l’oreille « Je t’aime. » Mon cœur s’arrête à nouveau et je le regarde, un peu intimidé. Il me tire le bras et m’allonge sur son lit puis m’embrasse dans le cou. Je lui gémis d’arrêter mais mes paroles semblent plus l’attirer vers moi. Je sens sa main passer sous mon tee-shirt et je sursaute, en le regardant droit dans les yeux. Puis d’un coup il se redresse et descends sur mon corps. Il retire ma braguette et laisse sortir mon… sexe qui est extrêmement tendu. Je le regarde et un sourire sadique et pervers se place sur son visage. Puis il entame une série de coups de langue dessus et le prend enfin entièrement en bouche. Je laisse échapper un cri de surprise et tente de l’arrêter mais ses mains me repoussent et me caressent. Je me sens tellement bien que je le laisse faire. Ce n’est pas bien d’aimer être ainsi, surtout quand c’est un garçon qui vous le fait, n’est-ce-pas. Après que mes gémissements soient devenus plus forts, il retire à son tour son pantalon et retire le mien entièrement. Je le regarde choqué et lui demande de ne pas le faire, il me sourit à nouveau, me pousse sur le lit et retire mon caleçon. Il écarte entièrement mes cuisses et se place juste au bon endroit. Une fois prêt, il me sourit comme heureux et… Je sursaute sur mon lit ; je suis complètement allongé et je sens que quelque chose dans mon pantalon a changé. Je me redresse et regarde cette chose, entièrement levée. Ce n’était... Qu’un rêve ? Je repose ma tête sur le lit, regardant le plafond et je respire son odeur sur son mouchoir, encore dans ma main. De mon autre main, je passe doucement sous mon pantalon et attrape mon membre. Je trouve ça tellement dégoutant mais si je veux l’oublier, il faut que je réussisse, n’est-ce-pas ? Je frôle d’abord mon sexe à plusieurs reprises avant de me sentir honteusement gêné. La sensation est tellement agréable mais c’est vraiment horrible de penser à lui. Doucement, je le prends dans ma main et commence à faire des vas-et-viens sur celui-ci. Je me mords la lèvre tellement la sensation est étrange mais géniale. A nouveau, je me stoppe et me met à pleurer, c’est tellement dégoutant. Mais très vite, son odeur parcours à nouveau mes narines et je recommence mes allers-retours. Mon souffle devient très vite chaud ainsi que mon corps entier. Doucement je lâche des sons horribles et terriblement affreux. Son nom se répète plusieurs fois à travers mes lèvres « Kae…ri… Hm… Kaeri…si bon… » Mes mouvements s’accélèrent et sans comprendre, je ne sais plus m’arrêter, le plaisir m’ayant totalement envahit. Même si c’est vraiment dégoutant, je n’y pense plus et ne vois plus que le visage de ce garçon, si parfait. Je me fiche que ma mère m’entende, je veux juste profiter. Le plaisir si intense m’emmène dans un autre monde, je ne sais même plus où je suis, je pense juste à jouir et qu’il me touche. Le bonheur est insoutenable, je n’en peux plus, je sens quelque chose arriver, comme si que j’allais uriner. Au bout du compte, je me laisse complètement aller, je cris comme un fou, répétant sans cesse son nom. Puis je sens d’un coup quelque chose de puissant qui me parcours tout le corps et qui me fais crier de toutes mes forces. A ma grande surprise, sur mon corps s’est rependu un liquide blanc. Je retombe sur le lit et sens une dernière fois le mouchoir avant de pleurer et de m’endormir, c’est tellement atroce.
A nouveau cette pièce que je connais désormais par cœur, devant moi, un bureau massif, en bois, sur lequel s’amoncèlent nombre de papiers et de porte-documents, il y en a sûrement un qui porte mon nom, sous cette pile rouge. Au sol, une moquette bleue douce est en parfaite adéquation avec la couleur bleue pâle des murs en plâtres, on ne se croirait même plus dans un hôpital. Le fauteuil dans lequel je me trouve est tourné vers le bureau, à coté de la grande fenêtre à persiennes.
Doucement, je serre mes doigts dans ma main gauche, un peu comme si je devais avouer une faute, c’était une ambiance si lourde. Monsieur Mitsuo passe à coté de moi, contourne mon fauteuil après avoir refermé la porte et remercié sa secrétaire. Lorsque je sens sa présence derrière moi je frissonne, c’est tout à fait ça, je me sens coupable. Il s’assied finalement derrière son bureau et sort son dossier, comme s’il m’avait oublié au cours de la semaine dernière et relis ses notes. Pendant ce temps, je culpabilise encore. A la lecture de la dernière ligne il hausse les sourcils et un petit sourire fin irise ses lèvres. Dehors il commence à pleuvoir et mon cœur se fait gros lorsqu’il me demande comment je vais cette semaine.
« Je… Ca va… » Finis-je par dire avant de river une nouvelle fois mon regard sur mes mains, soupirant lourdement espérant évacuer mon stress.
Il lit à nouveau sa fiche et se relève pour s’asseoir sur son bureau et me fixer en retirant ses lunettes et les gardant dans ses mains.
« Bien… Et qu’en est-il du devoir que je t’avais confié ? »
A ses mots, mon cœur s’emballe, j’ai chaud, repenser à cette soirée… C’était tellement… Sale et honteux que j’aurais aimé l’oublié… De plus, ça n’a pas résolu mon problème, au contraire, maintenant… Je veux ressentir ça en étant touché par Kaeri… Seulement Kaeri.
« J’ai… Je l’ai fais… »
« Ah ! Bien ! » Dit il avec un air particulièrement réjouis, en s’approchant de moi et passant à nouveau derrière moi pour poser ses mains sur mes épaules et s’approcher de mes oreilles.
« Alors Ryosuke, qu’as-tu ressenti ? - Q… Quoi ? Etait-ce doux ? Intense ? Violent ? Délicieux ? Combien de temps ça a pris ? Est-ce que tu as aimé ? As-tu eu besoin de regarder des films pornographiques ou bien ton imagination t’as suffi ? Qu’est-ce que ça t’as fait quand tu as nettoyé après ? Te sentais-tu coupable ? Fier ? Fatigué ? »
Mon cœur se stoppât à chaque fois qu’il susurrait un mot à mon oreille, avec cet air sensuel si inapproprié. Tous les psys ne sont pas comme ça n’est-ce pas ? Celui-ci se moque de moi ! J’en suis persuadé ! Un peu gêné et sec, je réponds en enfonçant mon visage dans mon cou.
« Je ne sais pas… »
Aussitôt, il rit doucement en se relevant, je me sens sorti d’affaire, il arrêtera de se moquer d’une personne si faible que moi, seulement, je sens ses mains glisser dans mes cheveux, les frottant, presque affectueusement avant qu’il ne fasse quelques pas pour s’asseoir à nouveau sur son bureau, enfilant les lunettes qu’il y avait déposé et me regardant intensivement.
« Eh bien, si tu ne sais pas, que dis tu de chercher, maintenant, ici, en réessayant. » Il marque une pause avant de reprendre en souriant. « Devant moi. » |
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|  | | mugi-chan Chips


Messages: 367 Date d'inscription: 27/04/2011 Age: 16 Localisation: Paumée quelque part dans les Pyrénées
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 05.11.11 16:30 | |
| JE LE SAVAIS ! Il est trop trop louche, ce psy : D
Bon, c'est pas tout, mais décidément, cette fic est très particulière, je l'aime bien :3 Hâte pour la suite! ~ |
|  | | Yusuki Beta


Messages: 491 Date d'inscription: 24/03/2011 Age: 22 Localisation: Dans ton cul ~
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 06.11.11 20:09 | |
| Dernière consultation. | Spoiler: | | | Je me sens à nouveau comme cette première fois. Assis au fond du fauteuil, je me demande bien si c’est une blague, si c’est le cas, ce médecin à un humour sacrément douteux. En levant mes yeux dans les siens, je remarque qu’il est plus que sérieux. Il sourit même en coin, j’en aurais presque peur, en fait, non, je suis vraiment glacé. Mes yeux redescendent brusquement sur mes mains qui se cramponnent à mes genoux. Il veut que je le fasse… Devant lui ? J’ai gardé un souvenir suffisamment amer et sale de ce moment et ne veut plus jamais le refaire, je ne veux plus me sentir si bien en pensant au pauvre Kaeri. S’il apprenait que j’ai ce genre de pensées… Il se sentirait sûrement blessé et je le comprendrais.
Je mords doucement ma lèvre fine et me demande comment me sortir de cette mauvaise passe. A voix basse je réponds, tremblant « Non… Je ne peux pas » le faisant se redresser et me demander de répéter, prétextant qu’il n’a pas bien entendu, n’était-ce pas plutôt qu’il ne voulait pas comprendre cette réponse ? Peu importe, je répète et il sourit alors de plus belle, dressé sur ses pieds, il parait gigantesque lorsque je suis assis.
Monsieur Mitsuo se retourne et appuie sur son interphone en lien direct avec sa secrétaire, je ne fais pas vraiment attention mais j’ai l’impression qu’il dit qu’il aura du retard sur ses prochain rendez vous. Compte-t-il utiliser ce temps pour moi ? Pour me persuader de le faire ? Et quand bien même, si j’accepte, est-ce que ça me libérera ? Je me reprends, comment ça pourrait l’être ? La seule fois ou je me suis masturbé, ça n’a fait qu’empirer les choses ! Je ne peux plus sentir le parfum de Kaeri sans penser à cette soirée maintenant.
Il me surprend, se rapprochant doucement de moi et me contournant une nouvelle fois, il se place dans mon dos.
« Eh bien Ryosuke, pourquoi ne peux-tu pas ? »
Ah, ses questions sont idiotes et gênantes, pourquoi je ne veux pas devrait-il demander ! Parce que c’est sale ! Il est psychologue ! Il devrait le savoir !
« Je… J’ai honte… Ce n’est pas normal. » Dis-je finalement, restant immobile, comme si je bougeais, je me ferais attaquer.
Doucement, il rit, dans mon dos, je sens son souffle chaud sur moi, je frissonne, alors… C’est comme ça que ça fait d’être si proche de quelqu’un ? Pourquoi est-ce mon psychologue et non Kaeri ? Je me reprends rapidement, Je ne devais plus souiller son nom ainsi, je me l’étais promis. Seulement, soudain, il me surprend alors que je sens ses mains descendre doucement le long de mon torse. Mes yeux s’ouvrent en grand… Je ne rêve pas ?! Il me touche si… Sensuellement !
Son mouvement descendant ressemble à une caresse, il s’accroupit alors, puis susurre doucement à mon oreille de son souffle chaud « Es-tu sûr que tu ne peux pas ? Je vais savoir te convaincre. » J’ai un nouveau frisson lorsque ses mains atteignent mon pantalon. Alors que la première s’engouffre sous mon tee-shirt, la deuxième s’occupe de défaire ma ceinture.
Je me redresse brusquement, comme dans un sursaut pour rouspéter avant de sentir ses doigts sur mon entre-jambe et de soupirer avec un air bien trop érotique. Mon air satisfait l’invite à continuer mais je résiste et tente de le repousser mais au plus il me touche, au plus mes paroles ne sortent plus. Il me touche sans honte et retire entièrement ma ceinture pour ensuite à l’aide de ses deux mains me retirer mon pantalon et baisser légèrement mon caleçon. Il passe sa main sur mon membre tendu et me lèche délicatement la joue ainsi que le bord de mes lèvres avant de me demander si j’apprécie. Cette question me fait peur, c’est vrai que j’apprécie, mais je ne veux pas faire ce genre de choses, surtout que ce soit lui qui fasse ça. Il est sensé être mon psy. Ses mains qui frôlent mon corps ou qui me touchent à mon entre-jambe, c’est tellement agréable. Mon souffle se coupe avant d’entendre de drôles de gémissements sortir de mes propres lèvres. Je l’entends rire derrière moi, il comprend que c’est extrêmement agréable pour moi. Il finit par retirer mon tee-shirt, qui termine sa chute au sol, derrière nous. Puis je baisse le regard et vois ses mains se balader un peu partout. Au milieu, mon membre levé qui n’attend plus que ses mains. Je gémis doucement, comme pour l’encourager à continuer de me caresser puis il me regarde et sourit. Il se relève, sans que je comprenne pourquoi et se met face à moi. Puis il se penche sur mon visage et caresse mes lèvres avec ses doigts. Je rougis et me recule un peu. Puis je le vois plier une jambe, puis une deuxième pour que sa tête finisse exactement devant mon entre-jambe. J’ouvre grand les yeux et le vois sortir entièrement ce qu’il y avait dans mon caleçon. De ses deux mains, il le caresse à nouveau délicatement, le regardant avec un sourire indescriptible et du bout de la langue le touche. Je sursaute et lui dit d’arrêter, que c’est vraiment dégoutant. Il rigole encore et le prend entièrement en bouche en me regardant d’un air pervers. Cette sensation de chaleur autour de moi est insoutenable. Automatiquement, mon corps se cambre et je lâche un cri de plaisir. Avec mes mains j’essaye de le repousser mais il les attrape et les serre fort tout en commençant ses mouvements de tête sur mon membre. Je ne respire pas beaucoup, la chaleur montant trop vite et le peu d’air dans la pièce rendent cela difficile. Ses coups de langues semblent aller plus vite et plus loin, cette sensation de bonheur me fait penser à la nuit où je me suis donné du plaisir. Et d’un coup, je revois le visage de Kaeri. Je sursaute à nouveau et crie à Mr. Mitsuo de s’arrêter, que je ne veux pas plus. Il continue ses mouvements et accélère d’un coup. Je commence à jouir, ce qui n’est pas bon et je lui promets alors qu’en échange je le ferais seul… Devant lui.
Il sourit, retire ses lèvres de moi et lâche mes bras. Il me regarde une dernière fois et se déplace jusqu’à son bureau. Il ne le contourne pas mais s’y assoit, comme pour être prêt à me sauter dessus. Puis il me regarde à nouveau, avec un air pervers, et me demande de le faire. Je dois vraiment faire ça… Devant un adulte en plus et que je ne connais pas ? Réfléchissant, je ne veux pas qu’il me fasse ça à nouveau. Même si le plaisir était génial, c’est vraiment dégoutant. Je repense à Kaeri et des larmes se mettent à glisser sur ma joue. Je prends mon courage à deux mains et regarde une nouvelle fois la chose qui a été manipulée. Puis je déglutis, inquiet et commence à me caresser lentement. Je suis honteux et mes joues sont rouges, je m’arrête car je n’y arrive pas, pas devant lui. Puis il me dit, comme pour m’encourager « Si tu ne tiens pas ta promesse, je ne tiendrais pas la mienne. » Est-ce qu’il veut dire qu’il va revenir me faire toutes ces choses horribles si je ne le fais pas ? Je déglutis à nouveau et finis par le prendre en main. Je commence de lents va-et-vient mais mon excitation de tout à l’heure me force à aller beaucoup plus vite. Je ne pense plus à rien, juste essayer de me sortir d’ici. Et si quelqu’un nous voit ? Ce serait tellement gênant. Je continue mes mouvements et je lève doucement les yeux vers mon psy qui me regarde attentivement avec un sourire très satisfait. Je recommence rapidement à jouir et des sons tels que le nom de Kaeri ressortent de mes lèvres. C’est tellement doux, je m’imagine que c’était lui qui me faisait toutes ces choses. Je suis presque au bord de perdre conscience tellement cette fois ci est géniale. Je me perds totalement et ne fais que jouir et dire son nom. Après quelques minutes insoutenables pour mon corps, je ressens à nouveau un frisson dans tout mon corps et je me lâche. Encore ce liquide blanc si affreux. Une énorme partie de mon corps en est recouverte. Je regarde et je me sens comme écœuré de la chose. Je détourne le regard mais sens quelque chose près de moi. En baissant les yeux, je vois le psychologue, à genoux devant moi. Encore cette position si dégoutante. Il me sourit comme pour me féliciter et lèche mon corps, là où se trouve le liquide blanc. Je le regarde, choqué et lui dit d’arrêter, tout en le secouant avec mes mains sales. Il m’attrape une main et me lèche le bout des doigts avec un visage tellement érotique. Puis il repart sur mon corps et je ne dis plus rien. Il lèche chaque petite partie pour n’en laisser aucune goutte. Une fois terminé, il me regarde à nouveau, les lèvres humides et encore un peu blanches.
« Si tu veux satisfaire Kaeri, il faudra lui faire ça » dit-il comme si la situation est normale, en souriant avec, nouveau, son air compréhensif et doux… Etait-ce… Comme une leçon ? Son regard semble apaisé mais très vite, il change légèrement et je comprends qu’il va vite m’arriver quelque chose. Effectivement, rapidement il me tient les poignets pour que je ne bouge pas puis il récupère rapidement ma ceinture à côté et me les attache en riant « Les meilleurs enseignements entrent par la force »… Alors j’avais raison mais bien vite, le psychologue me lèche tout le corps et glisse sa main sur mes cuisses. Je le repousse en lui répétant de s’arrêter, que je ne voulais pas. C’est bien trop dégradant, et le nom de celui que j’aime ainsi utilisé… Seulement il ne m’écoute pas et descend son visage plus bas, en passant par mon nombril. Ses mains remontent progressivement et caresses mes fesses. Je me sens tellement honteux. Ses lèvres viennent rejoindre ses mains et les embrassent, puis il essaye d’aller plus loin, mais je le repousse d’un coup, ce qui le fait tituber. Il se remet en place et dis, doucement « Imagine que c’est Kaeri, il te fera tout ça, il faut juste que tu l’accepte » avant de reprendre mon entre-jambe en bouche directement. Je laisse s’échapper un petit cri puis me mords les lèvres presque jusqu’au sang pour ne pas refaire les mêmes choses. Il me lèche tellement doucement, n’oubliant aucune partie, ça me fait perdre la tête. J’aime tellement cette sensation. De ses mains, il me caresse le torse et joue avec mes tétons, qui sont, je dois l’avouer, très durs. Ca me rends fou, mon corps entier se cambre tellement j’apprécie.
Avec mes mains attachées, je frôle ses cheveux, tout en soupirant doucement dans son oreille le prénom de celui que j’aime. Puis revenant à la réalité, je remarque que monsieur Mitsuo s’est relevé, a arrêté de me faire du bien. Je le regarde, suppliquant du regard, même si c’est sale, je peux imaginer que c’est Kaeri, et il m’incite à le faire. « Ainsi, ça ne va pas être confortable, pense toujours à ton partenaire, si tu veux qu’il te donne du plaisir, Kaeri devra être bien installé » Mon psychologue attrape le liens entre mes mains et je manque de tomber en me relevant, mes jambes ne me portent presque plus, le plaisir qui y affluait il y a quelque secondes les a fragilisées.
Il m’amène jusqu’à son bureau et me laisse retomber doucement dessus, le dos sur le bois. Il écarte à nouveau mes jambes et cette fois ne me fait pas de bien. « Il faudra qu’il pense bien à te préparer pour que tu ne souffre pas trop. » Dit-il calmement avant de lècher rapidement deux de ces doigts et de les introduire en moi. Je laisse échapper un énorme cri de douleur et lui supplie d’arrêter, que je ne supporte pas. Il rigole, mais cette fois, c’est un rire amusé, et presque attendris. Il ne ralentit pas et au contraire, va très vite, je ne le supporte plus, j’ai l’impression qu’il m’arrache cet endroit de mon corps. Je hurle, peu importe si l’on m’entend. Puis il s’arrête d’un coup, me laissant respirer un peu et je m’aperçois que pendant ses mouvements j’ai pleuré. Il me regarde et de son autre main, il m’essuie le visage. Je reste figé, tremblant mais ne dis rien. « Je suis désolé si j’ai été un peu brusque, dit-il, mais avec un corps pareil, personne ne saurait te résister ». Il s’avance doucement vers moi et je parviens à voir le sien qui est vraiment énorme. Je me sens si sale et pervers. Puis je réfléchis et comprends où il veut en venir. Il se place assez bien, je sens sur son visage que cette simple idée lui donne envie, quittant le cadre professionnel, et… Même si j’en ai honte, je le veux aussi.
Doucement il glisse en moi. La douleur est insupportable, j’ai l’impression que je vais m’évanouir. Quand il est entièrement entré, il pousse un soupir de plaisir, et aucun son ne franchit le seuil de mes lèvres, les yeux dans le vide, j’ai l’impression de mourir. Monsieur Mitsuo respire lourdement, sans doute essaie-t-il de contenir son impatiente avant de doucement commencer les allers retours. Ses coups de reins sont impitoyables, j’ai tellement mal que le plaisir a du mal à s’imposer face à la douleur. Puis il accélère, me soupirant à l’oreille « Tu peux penser à lui, dire son nom ». Sa cadence est incroyablement rapide, je n’arrive pas à m’y habituer, ça me fait tellement mal. Plus il fait d’aller-retour, au plus je souffre et ma conscience est sur le point de lâcher. Il est vraiment dur et énorme pour moi, je n’arrive pas à m’y faire. Je vois son visage se satisfaire totalement, il ferme petit à petit les yeux et lève le visage, comme un signe de puissance et de domination. Au fil des coups de reins, je perds de la voix et on ne m’entend presque plus. Pourtant, j’ai toujours aussi mal. D’un coup, quelqu’un s’approche, le son des talons au sol s’entend clairement. Le psychologue s’arrête dans ses mouvements et me couvre la bouche avec l’une de ses mains. Je regarde la porte et vois que quelqu’un se trouve derrière et tente de l’ouvrir. Le Docteur Mitsuo demande alors de qui s’agit-il puis nous entendons clairement la voix d’une femme.
« Monsieur, c’est pour votre prochain patient. Il vient d’arriver. Dois-je le faire entrer ?
- Faites le patienter encore une vingtaine de minutes s’il vous plait. Je suis occupé.»
Sans autre question, elle se retourne et se dirige vers la salle principale, me laissant dans un état si vulgaire. Il retire sa main et me sourit à nouveau. Je pense que le temps qu’il s’est arrêté, je me suis habitué à sa présence en moi. C’était étrange… Cette… Chose en moi, je le sentais bouger légèrement, chacun de ses mouvement, ne serais-ce que de parler me stimulaient, petit à petit, j’ai eu moins mal et maintenant, je ne ressens que le plaisir. Des larmes perlent sur mon visage, dans un sanglot, peut-être est-ce la honte, seulement il passe sa main sur mon front, écartant mes cheveux qui retombaient dans mes yeux et reprends ses mouvements de hanche. Je n’ai plus autant mal et je sens encore le même frisson revenir petit à petit en moi. Mes cris se transforment lentement en jouissements. Je n’arrive pas à m’arrêter et je ne sais même plus parler. J’ai beau essayer de lui dire de s’arrêter mais je n’y parviens pas. Est-ce que mon corps contrôle mon cerveau et l’en empêche tellement le plaisir est intense ? Peut être. Je pose ma tête sur le bois dur et me laisse totalement faire. J’ai l’air d’une de ces filles qu’on aborde dans les rues pour coucher avec elles, n’est-ce pas ? Le plaisir commence à affluer dans tout mon corps. J’ai l’impression que tout change, encore plus délicieusement que les autres fois. Il s’allonge un peu sur moi et me mordille le cou, y laissant des traces apparentes. Mes jouissements s’intensifient peu à peu, je laisse échapper facilement le nom de Kaeri. Je sens très vite que la même liqueur qu’avant va sortir, je préviens Mr. Mitsuo et doucement il rit, sa phrase entrecoupée de coups de reins « Ta façon de le dire est très naive Ryosuke. Pense à l’homme que tu aimes et tout se passera bien, très bientôt, c’est avec lui que tu feras ça.» Rapidement je soupire de toutes mes forces le nom de Kaeri et me vide sur mon psy. Je me sens complètement fatigué et je ne peux plus bouger. Le plaisir a été si intense que tout mes membres se sont rigidifiés, diffusant dans mon corps une sensation tellement incroyable.
Quelques secondes après, il me suit dans mon mouvement et je ressens tout un liquide en moi. Étrangement, je n’y fais pas attention et ne pense plus qu’à vouloir dormir dans les bras de mon camarade de classe. Mitsuo se retire de moi et se déplace jusqu’à un énorme paquet de mouchoir et se nettoie rapidement avant de me le passer. Mais étant trop faible, je ne fais rien. Il s’exécute donc à ma place et efface les traces sur mon corps, presque tendrement, si j’ose la comparaison, comme un grand frère attentionné.
Je suis fatigué, plus que tout, j’ai l’impression que je viens de mourir et de ressusciter, voyant la vie complétement différemment. Tandis que Monsieur Mitsuo me demande si ça va aller, si je n’ai pas trop mal, si je pourrais tenir debout, rentrer chez moi et si je veux qu’il me raccompagne en voiture à la fin de son travail, je me sens enfin moins honteux et n’ai qu’une envie… Me fixer sur une question.
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|  | | mugi-chan Chips


Messages: 367 Date d'inscription: 27/04/2011 Age: 16 Localisation: Paumée quelque part dans les Pyrénées
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 06.11.11 20:43 | |
| Sérieux... Je ne fais plus confiance aux psys XDDDDD Trop flippant OAO Bravo à vous deux, en plus votre rythme d'écriture est vachement rapide, moi je dis, overtropbien. Suite !!! ~ (et oui, à 14 ans je lis de fics +18, et sans honte o//) |
|  | | Invité Invité

 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 06.11.11 20:49 | |
| Dans le genre malsain, bonjour ! Bon, et bien, j'ai aimée ! Il y a juste un truc qui me gêne. WHAT THE FUQUE ! Il couche avec son psy ! C'est ignoble D8 ( Saka, fille coincée qui n'aime que les amours dramateux niais à souhait... *sors* )! Oui bon c'est vrai, perdu dans le plaisir...OUAIS OK J'AI COMPRIS. Bon, j'ai rien dit. C'était agréable à lire, vivement la suite : D. Ah ! Je trouve que Ryo à un peu THE vie de merde, mère inutile, camarade de classe juste trop sympa quand il se casse la gueule (y) faudrait pas rajouter d'autres trucs tristounet pour lui sinon ça va faire un peu trop ? Ouais, c'est mon avis, on s'en fou : D. Yalla, c'était le commentaire trop pas constructif de Saka (y). |
|  | | Yusuki Beta


Messages: 491 Date d'inscription: 24/03/2011 Age: 22 Localisation: Dans ton cul ~
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 06.11.11 22:16 | |
| Saka elle est prude XD <3 Et puis à vrai dire, c'est plutot son psy qui couche avec lui que l'inverse ! Non mais !
Bon, bientôt (sûrement demain XD) l'épilogue de cette courte série ! Et merci aux lecteurs !
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|  | | Tsugi-sanX3 Auteur


Messages: 639 Date d'inscription: 13/02/2011 Age: 17 Localisation: Koko~ro
 | Sujet: Re: 「お梅雨」My Dear Ryoshuu 06.11.11 23:15 | |
| Suivi du patient. | Spoiler: | | | La route jusqu’à cette salle n’est pas si loin du cours de football. Je pensais qu’elle était beaucoup plus loin, j’aurais pu respirer un peu plus. Je tremble, mon cœur bas très vite. Lorsque la sonnerie retentira, je pense que je m’effondrais tellement la peur m’envahit. Des larmes perlent sur mes joues. Je tente du mieux que je peux de me retenir mais c’est tellement difficile. Il y a encore moins d’une heure, je me trouvais devant son casier pour le foot, il affichait clairement le nom de cette personne. Ce que j’avais entre les mains représente mon destin. Une si petite enveloppe et pourtant… J’y avais écrit simplement « Rejoins-moi à la salle d’informatique s’il te plait. Ryosuke. »
Toutes mes pensées sont bouleversées, j’ai vraiment hâte de le voir mais j’ai aussi extrêmement peur. Je sens mes jambes sur le point de lâcher prise mais il faut absolument que je résiste. Au bout d’un certains temps qui me semble interminable, la sonnerie retentit enfin. J’ai longtemps réfléchit. Ce que j’ai fait est la meilleure chose que je puisse faire. J’ai vraiment peur. Je me suis assis sur une chaise, ayant trop peur de me ridiculiser en tombant devant lui. Je sens à nouveau des gouttes d’eau glisser sur cette fois tout mon corps. La peur me terrorise tant ? J’avance ma chaise jusqu’à la fenêtre qui mène dehors. Tous les lycéens passent par là en général. J’espère le voir passer pour me préparer. Après une minute insoutenable, j’entends une porte s’ouvrir et se refermer rapidement derrière moi. Je me retourne, presqu’en sursaut et le vois face à moi, Kaeri. Il est encore en tenue sportive et semble essoufflé. Il a couru rien que pour moi ? Dans une de ses mains se trouve la lettre que j’ai glissée dans le casier. Je sursaute presque et sens à nouveau tout mon corps trembler sous la pression.
« Pourquoi voulais-tu me voir ? - Tu es venu rapidement » c’est la seule réponse qui s’échappe de mes lèvres.
Il semble très inquiet, comme toujours. Sa gentillesse me surprendra toujours. Je tremble totalement, lui dire tout ce que je pense. Je n’y arriverais jamais. Mais si je ne lui dit rien à présent, il me détestera et j’aurais fait tout ça pour rien… Je ne veux pas que cela arrive. Il faut que je prenne mon courage à deux mains et que je lui dise. Mon cœur bat tellement rapidement alors que ces mots sont sur le point de prendre leur envol, de toucher ses oreilles. Je n’entends plus que lui, son vacarme dans ma poitrine, je ne sens plus que la chaleur sur mes joues. Alors, doucement je me lance. « Je… Kaeri… Moi… Pour toi… Mes sentiments. »
Ma gorge s’éraille, j’ai l’impression de mourir, si ça sort, si ça sort je serais fixé, s’il te plait, Kaeri, rejette moi une bonne fois pour toute que je pense à quelqu’un d’autre. « Je t’aime. » Le mot est lâché, assis sur ma chaise, je reste immobile, le fixant, attendant ma sentence comme un condamné. Il a une réaction étrange, soupirant un rire avant de laisser tomber son sac de sport au sol et de frotter sa tête avec un air gêné, bien sûr, qu’attendais-je ? Qu’il me saute dans les bras, tout heureux ? Quel idiot.
« J’aurais dû me douter que tu as remarqué… Ah… Mais ce n’est vraiment pas une raison pour te moquer de moi comme ça Ryo-kun ! » Dit-il en appuyant son coude contre le mur. Aussitôt, je me redresse, comme un ressort, mes joues ne sont plus rouges, à vrai dire, je n’ai plus le temps de penser à être gêné, mon cerveau va trop vite.
« Q… Quoi ? Me moquer de toi à propos… - De mes sentiments pour toi ! Ah, s’il te plait, arrête de penser à ça, c’est vraiment gênant pour toi, parlons d’autre chose et faisons comme si rien ne s’était passé ! »
Mes yeux s’ouvrent en grand, comme jamais, sur mes flancs, mes mains tremblent comme jamais, était-ce lui qui me faisait une blague ?
« Mais je… » Prononçai-je à peine avant qu’il ne m’interrompe, ayant l’air aussi gêné que moi. « S’il te plait… Arrête, je suis sûr que tu as remarqué toutes ces fois ou je t’ai aidé, dans les vestiaires, quand je faisais tout pour être avec toi et quand j’ai commencé à sortir avec Kyoko, c’était pour te tester et tu n’as pas changé, pas besoin de me faire croire tout ce que tu veux… »
« Tais-toi ! » Je hurle pour qu’il m’écoute enfin. Mes mains sont crispées, fermement, j’ai mal, mal au cœur.
« Je t’aime vraiment Kaeri ! Ce n’est pas une blague ! »
Je fis le tour de l’ordinateur principale et y trouvai son mouchoir blanc, je l’y avait laissé, après l’avoir lavé évidement, et je décidai d’entrouvrir une porte.
« Je l’ai gardé comme un trésor, parce qu’il t’appartient, je n’ai pas voulu le laver au début parce que je voulais conserver ton odeur, seulement… Si je te promets que ce n’est pas une blague pour te faire souffrir… Est-ce que tu m’autoriserais à rester un peu plus avec toi ? »
Il semble douter une seconde, comme s’il ne me croyait toujours pas alors je fronce mes sourcils, me préparant à lui crier une nouvelle fois que je ne me joue pas de lui, seulement, il s’approche et prends mon bras pour me tirer contre son torse et refermer les siens sur mon dos fin. Choqué, je me laisse peu à peu aller en m’accrochant à sa tenue de sport et comme m’endormant, bercé par sa douceur, je ferme les yeux en souriant.
« Maintenant… Si tu as envie de moments précieux… Demande le moi. » Dit-il en passant sa main dans mes cheveux, doucement, sincèrement. |
Dernière édition par Tsugi-sanX3 le 07.11.11 8:25, édité 1 fois |
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